Des scientifiques ont reconstitué le visage d’une adolescente de neuf mille ans

Les scientifiques de l’université d’Athènes, en collaboration avec l’archéologue et sculpteur suédois, Oscar Nilsson, ont réussi à reconstituer le visage d’une adolescente grecque en trois dimensions. Ayant vécu à l’époque du Mésolithique, soit 7 000 ans avant notre ère, la jeune femme a disparu il y a près de 9 000 ans. Baptisée Avgi, l’adolescente est décédée à l’âge de 18 ans en Grèce.

Les chercheurs ont pu reconstruire les traits d’Avgi grâce à son crâne, découvert par des archéologues dans la grotte de Theopetra en 1993. L’équipe qui a réussi à reconstituer le visage d’Avgi a été dirigée par l’orthodontiste Manolis Papagrigorakis.

AVGI

Les résultats de l’opération menée par ces scientifiques ont été dévoilés le 19 janvier 2018 à l’ occasion d’un évènement organisé au Musée de l’Acropole.

Une reconstitution rendue possible grâce à la 3D

Les scientifiques qui ont participé à ces travaux ont exposé le processus qui a permis d’aboutir à la reconstitution du visage de l’adolescente grecque. Avant de définir son visage, les chercheurs ont évalué son âge. D’après eux, même si les os de la jeune fille pouvaient laisser croire qu’il s’agissait d’une adolescente d’une quinzaine d’années, ses dents ont permis de déterminer qu’elle était âgée d’environ 18 ans.

Grâce à une analyse tomographique du crâne d’Avgi, les chercheurs ont commencé par dessiner le portrait de l’adolescente. Avec l’aide de rayon X, les scientifiques ont numérisé en trois dimensions les structures anatomiques de la tête de la jeune femme. Après avoir obtenu ces données, ils les ont modélisées en taille réelle à l’aide d’une imprimante 3D.

Une reproduction fidèle d’Avgi

Le sculpteur Oscar Nilsson a ensuite utilisé la pose de chevilles collées sur la surface du visage de l’adolescente afin d’en obtenir les reliefs. Cela lui a permis de relier muscle après muscle les points anatomiques précis du visage d’Avgi.

Toutefois, en ce qui concerne sa couleur de peau et ses yeux, peu d’éléments permettaient de déterminer avec certitude leurs aspects. Pour ce faire, les scientifiques se sont basés sur les caractéristiques habituelles de la population locale de l’époque.

Grâce à cette reconstitution plus vraie que nature, les scientifiques en ont conclu que les femmes de cette époque avaient un visage plus masculin que celle de notre ère.