Des sphères sous-marines pour stocker l’énergie verte ?

Fraunhofer IWES, un institut allemand, teste en ce moment même un nouveau système de stockage pensé pour l’énergie verte, un système se présentant sous la forme de sphères sous-marines.

Cet institut se passionne depuis longtemps pour les énergies vertes. Il s’intéresse notamment à l’énergie éolienne et il sécurise notamment les investissements faits par l’entreprise dans ce domaine en validant les différentes innovations mises au point par l’industrie. Pour se faire, il a mis au point une infrastructure de test unique au monde.

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Cette sphère est capable de stocker de l’énergie et de la restituer grâce à un ingénieux système.

En parallèle, l’institut mène aussi des recherches dans le domaine des systèmes d’alimentation électrique et du photovoltaïque. Il travaille d’ailleurs en étroite collaboration avec la plupart des acteurs du marché.

L’énergie verte n’est pas produite en continu

Si les énergies renouvelables ont de multiples avantages, elles souffrent aussi d’un inconvénient majeur : elles sont pour l’heure incapables de produire de l’énergie en continu. Dans ce contexte, produire de l’énergie ne suffit pas, il faut aussi être capable de la stocker pour la réutiliser par la suite en la réinjectant dans le réseau électrique traditionnel.

Fraunhofer IWES travaille depuis plusieurs années sur une technologie visant à faciliter le stockage de l’énergie : StEnSEA, pour Stored Energy in the SEA.

Plutôt originale, cette dernière se présente sous la forme de sphère pleine dotée d’un diamètre de trente mètres, des sphères connectées à un système de production d’électricité verte et émergée dans les profondeurs maritimes à proximité des côtes.

Cette solution offre de nombreux avantages. Discrètes, ces sphères ne dénaturent pas le paysage et elles n’ont aucun mal à se faire oublier. Totalement hermétique, leur empreinte sur l’écosystème est aussi censée être nulle et elles sont en plus compatibles avec tous les systèmes de production du marché. Il est donc possible de les connecter à un parc d’éoliennes ou même à des panneaux photovoltaïques.

Des sphères pour stocker de l’énergie et la restituer en cas de besoin

Dans les faits, la plateforme développée par l’institut est capable de renvoyer le surplus d’énergie produit vers des pompes situées à l’intérieur des sphères. Une fois activées, elles vont expulser petit à petit l’eau contenue dans leur circuit afin de créer un différentiel de pression entre l’intérieur et l’extérieur de la sphère.

Lorsque l’énergie vient à manquer, ces sphères utilisent le processus inverse pour générer de l’électricité en laissant entrer l’eau à travers un circuit composé de plusieurs turbines.

Les premiers tests ont été concluants. Un prototype à l’échelle 1/10e a effectivement été immergé en septembre dernier dans le lac de Constance, à la frontière entre l’Allemagne et la Suisse, à une profondeur de cent mètres environ. Le modèle final sera beaucoup plus grand et chaque sphère devrait être en mesure de produire 20 MWh.

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