Deux astronautes ont rejoint l’ISS

Une fusée Soyouz est partie jeudi du cosmodrome de Baïkonour en direction de la Station Spatiale Internationale (ISS) avec seulement deux cosmonautes à son bord, l’américain Jack Fischer qui effectue son baptême et le russe Fiodor Iourtchikine, plus expérimenté.

Depuis 2003, la capsule transporte trois personnes à son bord à chaque transit. C’est la première fois que l’équipage est réduit.

Cela est dû à la volonté économique de la Russie, qui décide de réduire la voile depuis novembre 2016.

Cinq astronautes sur six à bord de l’ISS

L’équipage de l’ISS comporte habituellement six personnes : trois Russes, deux Américains, et une personne européenne, canadienne, ou japonaise. Il se peut qu’elle fonctionne avec uniquement trois membres à son bord, entre deux rotations trimestrielles, ce qui ne pose pas de soucis pour son activité.

Le départ jeudi de la fusée Soyouz avec ses deux membres a donc porté leur nombre à cinq astronautes dans l’espace. Ils ont rejoint Thomas Pesquet qui reviendra quant à lui sur terre le 2 juin.

En juillet, l’équipage reviendra à son effectif habituel de six astronautes, à la seule différence qu’il y aura désormais trois américains et seulement deux Russes, contrairement à trois auparavant.

La Russie réduit la voile spatiale

La Russie souhaite faire des économies et la première conséquence se résulte par la réduction de son personnel à bord de la station. En effet, une place coûte la bagatelle d’environ 75 millions de dollars, ce qui n’est pas négligeable. C’est la Nasa qui a racheté les deux places russes qui seront au total libérées à la fin de l’année 2017.

L’autre conséquence porte sur la diminution des recherches scientifiques de la Russie. Cependant, cela devrait rester temporaire puisque les Russes ont l’intention d’envoyer le module MLM (Multipurpose Laboratory Module) même si son lancement a été décalé à la fin de l’année, et devrait l’être une fois de plus pour la mi-2018.

Ce module MLM se rajoutera aux cinq modules russes de l’ISS pour agrandir leur segment et offrir, à terme, une partie totalement indépendante grâce à l’ajout d’une station d’amarrage et de panneaux solaires.

À long terme, le pays a l’intention de quitter l’ISS, à l’horizon 2024. Des rumeurs ont fait état d’une collaboration avec la Chine, qui est quant à elle en train de développer sa propre station, Tiangong-2, qui fait suite à Tiangong-1, devenue déchet spatial depuis début 2016.

2017 marque donc quelques changements pour les chanceux au-dessus de notre tête. La conquête de l’espace continue et promet d’être encore plus intense à l’avenir 2020-2025.