Clicky

Deux français se sont lancés à la recherche de la Neuvième Planète du Système Solaire

Deux chercheurs en astronomie travaillant pour les observatoires de Paris et de la Côte d’Azur se sont lancés aux trousses de la Neuvième Planète du Système Solaire. Sacré défi, mais le meilleur reste à venir car ils seraient parvenus à restreindre la zone de recherche en procédant à divers calculs appuyés par quelques simulations de leur cru.

A la base et comme vous le savez sans doute, le Système Solaire se composait de neuf planètes distinctes. Tout a cependant changé lorsqu’un astronome s’est rendu compte que Pluton tenait davantage de la planète naine que de la vraie planète.

Traque Neuvième Planète

La traque de la Neuvième Planète continue, et elle commence même à porter ses fruits.

Quelle est la différence entre les deux ? La taille, mon capitaine ! Une planète naine se situe effectivement à mi-chemin entre le petit corps céleste et la planète, du moins selon la classification adoptée par l’Union Astronomique Internationale.

Beaucoup de gens se sont lancés à la recherche de la Neuvième Planète

A l’heure actuelle, notre système solaire compte cinq planètes naines, et plus précisément Cérès, Pluton, Makémaké, Eric et Hauméa. Elles devraient être rejointes prochainement par d’autres objets tels que Salacie, Sedna ou encore Varuna.

Suite au déclassement de Pluton, le Système Solaire s’est donc retrouvé avec seulement huit planètes.

Tout a cependant changé au début de l’année lorsque Michael E. Brown et Konstantin Batygin, deux astronomes de la California Institute of Technology, ont trouvé les traces d’une nouvelle planète située aux confins du système, une planète désignée par tous les astronomes et par les novices comme… la Neuvième Planète.

Difficile de faire moins original.

En étudiant Sedna et plusieurs autres objets transneptuniens situés dans la ceinture de Kuiper, ces astronomes se sont rendus compte que leur trajectoire présentait les mêmes caractéristiques. Etrange, non ? Ils ont commencé par penser qu’ils étaient tous influencés par l’attraction du Soleil mais ils se sont rapidement rendus compte que c’était totalement impossible compte tenu de la distance les séparant.

La ceinture se situe effectivement au delà de Neptune, en bordure du système, et elle est gigantesque puisqu’elle compte plus de 70 000 corps de plus de 100 km de diamètre.

La traque commence à porter ses fruits

Les deux astronomes ont continué à faire des calculs et ils en sont alors arrivés à la conclusion que ces objets étaient influencés par… une autre planète. Et attention car cette Neuvième Planète serait (notez le conditionnel) environ dix fois plus massive que la Terre avec un diamètre trois fois plus important.

Plusieurs astronomes se sont lancés à la recherche de cette nouvelle planète et deux chercheurs des observatoires de Paris et de la Côté d’Azur sont bien décidés à la trouver avant leurs camarades.

Agnès Fienga et Jacques Laskar, ce sont leurs noms, ont d’ailleurs pris un bel avantage sur les autres astronomes puisqu’ils sont parvenus à restreindre la zone de recherche en effectuant des calculs complémentaires et en s’appuyant sur les observations de la sonde européenne Cassini.

Pour se faire, ils ont tout simplement pris en compte l’évolution de la distance entre la Terre et Saturne. Si un objet aussi massif existe bien, alors il a forcément un impact sur la distance séparant les deux planètes. En intégrant cette nouvelle variable à leur équation, ils ont réussi à exclure plusieurs zones.

Alors bien sûr, il reste encore beaucoup à faire avant de pouvoir mettre la main sur la Neuvième Planète, mais la traque a l’air de porter ses fruits.

Share this post

Frédéric Pereira

Floodeur compulsif, est très actif sur Twitter ou encore sur Facebook. Sachez en outre que la Fredzone a une page sur Google+.

  • Pingback: Neuvième planète : des chercheurs français sur une piste - Mes Actus()

  • Léoalagale

    C’est pas tant une affaire de taille, c’est surtout le fait d’avoir nettoyé son orbite.
    Pluton n’est que deux fois plus petite que Mercure. C’est à peu près le même ordre de grandeur comparé à Jupiter.

  • Léoalagale

    Sinon, correction ortho.
    => Pour ce faire (pour faire ça)