Deux français sur trois s’estiment accros aux écrans

Les Français sont-ils accros à leurs écrans de smartphones, d’ordinateurs, de tablettes ou de télévision ? Si l’on en croit la dernière enquête de la BVA sur la question, la réponse est oui. Selon l’étude – menée en ligne entre les 4 et 5 avril derniers auprès de 1 033 personnes d’au moins 18 ans – 67 % des Français consultés s’estiment dépendants aux écrans de manière générale (très exactement 38 % des sondés expliquent être « un peu dépendant », tandis que 29 % d’entre eux avouent être « totalement dépendant »).

Des données qui soulignent un rapport de plus en plus fort au numérique et des usages qui entrent profondément dans les mœurs. Au point de causer certaines difficultés aux personnes se considérant comme accros. Comme le note 20 Minutes, une majorité d’entre elles admettent ainsi que leur exposition excessive aux écrans a un « impact négatif« , notamment sur leur santé. Ça tombe bien, l’objectif du sondage est justement d’appuyer un programme de prévention dans ce domaine.

Interrogés sur leur rapport à la technologie, deux tiers des 1 033 français sondés en avril par BVA ont reconnu être dépendants aux écrans. Une majorité constate en outre des effets néfastes pour leur santé.

Parmi les conséquences à cette surexposition, des effets néfastes sur l’activité physique des Français sondés (pour 57 % d’entre eux) mais aussi sur leur sommeil (56 %). Les problèmes relatifs à la vision arrivent toutefois en tête des soucis de santé imputés à la dépendance aux écrans, puisque 76 % des personnes interrogées estiment que leur vue est moins bonne qu’avant.

Plus de 4 heures passées en moyenne devant un écran, chaque jour…

La moyenne quotidienne précise que les sondés déclarent passer sur leurs différents écrans s’élève pour sa part à 4 heures 22 minutes. Un chiffre qui grimpe en flèche chez les 18-34 ans (6 heures 28), mais aussi chez les cadres (7 heures 13).

De quoi inquiéter les médecins qui font état d’une liste conséquente de problèmes de santé causés par une exposition prolongée et quotidienne aux différentes dalles qui équipent nos gadgets électroniques préférés. Outre les soucis de sommeil déjà mentionnés et le manque d’exercice, Pierre Wolff (médecin généraliste membre du conseil d’administration de la Fondation) évoque également l’apparition d’éventuels troubles de l’alimentation et semble déplorer cette tendance à « l’hyper connexion numérique » observée chez les Français.

On pourra toutefois se consoler en notant que 19% des sondés s’estiment « peu dépendants », voire même « pas du tout dépendants » (13 %) aux écrans. Par ailleurs, 77 % de l’ensemble des français interrogés estiment qu’Internet prend ni plus ni moins que « la place qu’il faut » dans leur quotidien. Reste par contre à savoir ce que cette expression veut clairement dire…