Deux iPhone ont été retrouvés dans la cellule d’un terroriste

Condamné pour terrorisme à la prison de Fresnes, Aymen Balbali n’a jamais cessé de se radicaliser. Les autorités ont récemment découvert que ce dernier avait encore accès à son compte Facebook. Après que les surveillants de l’établissement pénitentiaire aient effectué une fouille, deux iPhone ont été retrouvés dans la cellule 415C. C’était sans doute depuis sa cellule d’incarcération que le terroriste accédait à son profil.

Suite à un renseignement qui a circulé au sein de la prison, les deux numéros de téléphone ont été mis sur écoute. Ensuite, le juge rattaché à l’affaire avait fait envoyer une équipe d’investigation sur place. L’enquête a révélé qu’Aymen Balbali a continué de communiquer sur le réseau social depuis le 12 décembre 2017 jusqu’au 6 février dernier.

Prison Selfie

Balbali partageait cette cellule avec un autre détenu du nom de Cédric L.B. Les deux codétenus sont répertoriés et détiennent une fiche S, pour « sûreté de l’Etat ». Il s’agit de la catégorie des personnes qui pourraient porter atteinte à la sécurité nationale.

Aymen Balbali, condamné pour terrorisme

Quand Balbali était employé chez une pizzeria dans l’Essonne, il faisait déjà la propagande de Daesh. Il tournait des vidéos pour le compte d’un site pro-jihad selon la cellule anti-terroriste. Sous le pseudonyme de « sylverdine », il masquait son visage.

Le 30 septembre 2017, trois personnes ont tenté de faire exploser un bâtiment de logements situé dans le XVIème arrondissement de Paris. Balbali faisait partie de la bande. Heureusement, le dispositif de commande à distance de la mise à feu relié à un téléphone n’a pas déclenché le mécanisme.

L’attentat a été avorté et le trio terroriste a été appréhendé par la police.

Même après son incarcération, le terroriste pouvait encore inciter des personnes à se radicaliser.

Un système carcéral défaillant ?

Outre des recettes de cuisine et des poèmes islamistes, Balbali publiait également des photos de torture de la prison d’Abou Ghraib en Irak sur son journal. Avec six-cents abonnés sur sa page, Balbaliy affirmait sans souci qu’il est fiché S en prison. Les confessions d’une jeune convertie soutiennent qu’il n’a aucun remord d’être classé parmi les prisonniers dangereux. Il en est même fier.

Pour convertir de nouvelles recrues, rien n’arrête le zèle du terroriste. Bien qu’il soit sous les verrous, ce dernier n’a pas arrêté d’imposer ses idéaux extrémistes. C’est cette forme de prosélytisme qui rend Balbali très néfaste pour la société. Heureusement que les deux iphone dissimulés ont été mis à jour.

Les analystes n’ont décelé aucune forme de terrorisme dans les messages des deux portables. Par conséquent, Aymen Balbali et son complice Cédric L.B. ne s’exposent qu’à une sanction pour « recel de remise illicite d’objet à détenu ».

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