Clicky

Diablo Immortal vilipendé par les joueurs avant même son lancement

Avec Diablo Immortal, Blizzard déçoit. Annoncée vendredi à l’occasion de la Blizzcon, la première itération mobile de la franchise Diablo est parvenue à générer une vague d’hostilité rarement égalée pour une production Blizzard. Il faut dire que les attentes étaient grandes à l’approche de la dernière conférence du studio californien, qui avait fait miroiter à ses fans des annonces portant sur « de multiples projets« … pour finalement laisser les joueurs sur leur faim.

Parmi les indicateurs de désaveux pour Diablo Immortal : l’accueil que la communauté lui a réservé, dès son annonce, sur YouTube. Difficile pour Blizzard d’ignorer les 340.000 dislikes (contre 12.000 likes) récoltés – à l’heure où nous rédigeons ces lignes -, par la bande-annonce en CGU du titre, ou les 137.000 dislikes obtenus par son trailer de gameplay (qui, au passage, semble avoir intéressé moitié moins de joueurs en termes de vues). Un cas de figure qui rappelle beaucoup les premières réactions à l’annonce de Call of Duty Infinite Warfare. En 2016, le titre avait dû, lui aussi, conjuguer avec un fort mécontentement avant même d’être lancé.

Annoncé au cours de la Blizzcon, Diablo Immortal, l’itération mobile de la licence phare de Blizzard, s’attire déjà les foudres des joueurs et pour cause, la communauté avait pronostiqué l’arrivée d’un nouvel épisode canonique.

Illustration parfaite du malaise, la prise de parole publique d’un joueur présent à la Blizzcon. « Je me demande juste si c’est une blague du premier avril hors saison« , a-t-il lancé face à trois responsables de Blizzard, bien esseulés, sur scène, face à une audience décidément caustique. « Euh non, c’est une expérience Diablo à part entière sur mobile, à laquelle tout le monde pourra jouer (…)« , s’est contenté de répondre l’un d’entre eux, gêné. Plus délicat encore pour Blizzard, les accusations de plagiat dont le studio fait l’objet pour Diablo Immortal.

Blizzard et NetEase : des vases un peu trop communicants ?

Nombreux sont en effet les joueurs a avoir noté de fortes ressemblances entre Diablo Immortal et Endless of God, l’une des productions mobiles de NetEase, l’éditeur chinois avec lequel Blizzard a collaboré pour concevoir cette expérience nomade destinée à sa licence star. De quoi en pousser certains à crier au simple replâtrage d’un jeu déjà existant.

Contacté par IGN, Wyatt Cheng, producteur de Diablo Immortal, s’est exprimé sur la question. « Nous travaillons avec NetEase Games depuis le début dans le cadre d’un partenariat permettant de créer l’ensemble de Diablo Immortal », a-t-il expliqué. « Nous avons des artistes de notre côté, ils ont des artistes du leur, et nous travaillons ensemble en tant qu’équipe et en tant que partenaires, pour créer Diablo Immortal, ses environnements, ses personnages, ses skills et son histoire ».

L’intéressé, présent sur scène pendant la Blizzcon, est également revenu sur le mécontentement manifeste de la communauté à l’idée d’un Diablo sur smartphone. « Je ne pense pas que le mobile soit un gros mot », s’est-il défendu. « Lorsque nous avons eu l’idée de faire un nouveau jeu Diablo, et que nous avons eu cette opportunité de faire équipe avec NetEase, nous nous sommes rendu compte que la technologie était disponible. Les mobiles sont plus puissants que jamais et sont capables d’une expérience de jeu de haute qualité ».

Un point sur lequel il sera difficile de le contredire. La recrudescence de smartphones spécialement conçus pour le gaming sur mobile (essentiellement commercialisés par des marques chinoises) appuie d’ailleurs la nouvelle posture de Blizzard en la matière. Reste à savoir si les fans suivront. Pour l’heure, rien n’est moins sûr, d’autant que ces derniers viennent de profiter d’un portage (plutôt réussi) de Diablo 3 sur Switch qui pourrait bien faire une méchante concurrence à ce Diablo Immortal chez les amateurs de mobilité.

Rappelons que Diablo Immortal arrivera sur iOS et Android courant 2019.

Nathan

Breton (presque) pure souche, Nathan est un nerd mordu d'Histoire avec un grand H et de Rock avec un grand R. Selon lui, en matière de musique, plus c'est vieux... mieux c'est.