Dubaï fête son premier bâtiment imprimé en 3D

Dubaï a conduit une nouvelle expérience inédite un peu plus tôt dans l’année. La ville a effectivement utilisé une imprimante 3D afin de créer les pièces d’un bâtiment à assembler. La création des éléments n’a pas pris plus de 17 jours et le montage s’est fait en deux jours. Cette expérimentation montre encore une fois les possibilités offertes par cette technologie.

Le projet n’est pas nouveau. Il a été amorcé au début de l’année et l’inauguration du bâtiment a eu lieu quelques semaines avant l’été. L’émir de la ville avait même fait le déplacement afin de féliciter l’équipe chargée de concevoir et de construire ce bâtiment.

Bâtiment 3D

Le bâtiment construit par Dubaï en mai dernier.

Cette inauguration avait fait couler beaucoup d’encre à l’époque d’ailleurs.

Dubaï compte poursuivre sur sa lancée

Le bâtiment en question était destiné à accueillir le Musée du Futur. Au lieu de s’appuyer sur des solutions conventionnelles, l’équipe en charge de sa construction a choisi de faire appel à l’impression 3D.

Pour mener à bien cette construction, elle a donc mobilisé sept ouvriers, dix électriciens et un ingénieur spécialisé dans ces technologies. L’imprimante a pour sa part été fournie par WinSun, une entreprise pionnière dans ce domaine.

L’appareil n’avait d’ailleurs pas grand-chose à voir avec ceux que l’on trouve actuellement sur le marché. Il mesurait en effet un peu plus de six mètres de haut et environ trente-deux mètres de long.

Cette imprimante a fonctionné pendant 17 jours sans interruption afin de construire les différentes pièces du bâtiment, des pièces faites de béton armé, de plastique, de plâtre et de fibre de verre. Elle ne s’est d’ailleurs pas limitée aux murs ou au plafond et elle a aussi été utilisée pour imprimer une partie de la plomberie et du système électrique.

Toutes ces pièces ont été fabriquées dans une usine située à quelques kilomètres du chantier et elles ont ensuite été acheminées sur place par camion. Leur assemblage a nécessité deux jours et les techniciens ont ensuite travaillé pendant quelques jours supplémentaires afin de connecter le circuit électrique et la plomberie à l’infrastructure de la ville.

La Chine, pionnière dans ce domaine

Cette expérience a été un succès sur tous les tableaux. La construction du bâtiment s’est faite en quelques jours, certes, mais ce dernier a aussi coûté moins cher que prévu. Il a en effet nécessité un budget de 140 000 dollars seulement, ce qui est finalement peu compte tenu de sa superficie.

Le musée en question court en effet sur 250 mètres carrés.

Dubaï n’a pas l’intention d’en rester là bien entendu et la ville compte ainsi remettre le couvert prochainement avec d’autres bâtiments. L’émirat voudrait en effet que l’impression 3D des bâtiments représente pas moins de 25 % des constructions en 2030.

Il n’est d’ailleurs pas le seul à s’intéresser à cette question. La Chine a commencé à utiliser l’impression 3D dans la construction des bâtiments en 2014 et les Philippines ont pris le pas l’année dernière en se lançant dans la construction d’une suite d’hôtel. Le directeur de l’établissement avait fait appel aux services de l’entrepreneur américain Andrey Rudenko pour réaliser ce projet.

Plus récemment, ce sont les Pays-Bas qui se sont montrés intéressés par cette technologie. Une chaîne d’hôtels compte ainsi imprimer un bâtiment en 3D dès l’été prochain.