Ecolab : une machine ambulante qui simule tous les climats

Ecolab est un laboratoire mobile se présentant sous la forme d’un conteneur compact capable de simuler toute forme de climat. Concrètement, il sert à déterminer les réactions des écosystèmes par rapport aux changements climatiques. Il permet par exemple de mesurer les impacts des variations plus ou moins brusques du climat sur la faune et la flore. La température, le vent, l’hydrométrie et la composition de l’air peuvent ainsi être régulés.

Cette installation mobile a été initiée par le CNRS. Les laboratoires Ecolab sont disponibles en Seine-et-Marne, à proximité de Paris. Ils sont installés sur le site l’Electron Ile-de-France. Ladite installation est notamment destinée aux scientifiques à des fins expérimentales.

Ecolab

Grâce aux Ecolabs, les climatologues peuvent simuler plusieurs climats différents.

Dans ces laboratoires, l’atmosphère et la luminosité sont surveillées de près. Ils sont capables de simuler une grande variété de climats.

Un conteneur intelligent dédié à l’étude des climats

La machine ressemble à un conteneur de 2,22 mètres de hauteur, sa surface est de cinq mètres carrés. L’intérieur du carrosse est toutefois bien plus complexe. Il est constitué d’un réseau de tuyauteries et de dispositifs divers.

D’une manière générale, la structure repose sur quatre éléments distincts. Le premier est le générateur de climat aérien et il permet de contrôler la température, le vent et l’hydrométrie. Le second est le générateur gazeux, pour la gestion des débits des gaz. Le troisième se focalise pour sa part sur le contrôle de la luminosité et il est ainsi capable de simuler la lumière du Soleil ou même les passages nuageux.

Le dernier, enfin, vise le milieu aquatique, dont l’écosystème est reproduit dans des bassins.

Mesurer les effets du climat

Un Ecolab intègre de nombreux capteurs. Ils servent à mesurer plusieurs paramètres afin d’évaluer l’évolution du milieu à expérimenter. Le laboratoire est ainsi capable de simuler le climat du désert, d’une forêt tropicale ou encore d’un milieu humide en région tempérée. Les expériences se font en mode accéléré, mais elles ne sont pas immédiates.

Elles peuvent en effet durer entre 12 heures et trois ans selon les besoins des chercheurs.

À titre d’exemple, Christian Rabin, le Responsable R&D de CNRS, évoque le cas de l’université d’Arizona. Celle-ci a souhaité faire une simulation d’un climat désertique, ce qui caractérise d’ailleurs une bonne partie de son territoire. Le but de l’étude a été d’analyser la réactivité de l’acacia face à la désertification.

Sans ce type de laboratoire mobile, elle n’aurait pu mener cette expérience.

Mots-clés climatologiecnrs