Elon Musk a vendu l’intégralité de ses fameux lance-flamme

Fallait-il en douter ? Elon Musk est parvenu en l’espace de quelques jours à peine à vendre l’intégralité de ses lance-flammes estampillés The Boring Company. Il faut dire que l’entrepreneur sud-africain l’a clairement jouée fine en lançant l’idée il y a quelques semaines sur Twitter, avant d’entamer en douce la production de ses engins, pour finalement les dévoiler officiellement – et ce tout en donnant le clap de départ aux précommandes.

Une affaire menée tambour battant et un buzz géré d’une main de maître par celui que l’on commence à connaître tant pour ses projets délirants, que pour ses blagues potaches balancées sur les réseaux sociaux avec une régularité déconcertante pour un homme d’affaires de son calibre.

Le patron de Tesla, Space X… et The Boring Company est parvenu à vendre l’intégralité des lance-flammes qui ont tant fait parler d’eux la semaine dernière. Histoire d’un buzz maîtrisé ?

Toujours est-il que cette étonnante campagne de comm’ a porté ses fruits. Les 20.000 exemplaires disponibles ont été précommandés en moins de 5 jours, et visiblement toutes ces commandes seront honorées au printemps prochain. Dernière blague (?) en date du côté de chez Elon Musk : un extincteur « barbant » accompagnerait chaque lance-flamme vendu. Après tout, safety first

10 millions de dollars récoltés en à peine 5 jours

C’est environ ce que la firme d’Elon Musk a pu glaner de la vente de ces fameux lance-flammes. Une somme relativement conséquente pour ce qui reste ni plus ni moins qu’un brûleur au propane (utilisé par les couvreurs et parfois par les jardiniers) camouflé dans un fusil d’Airsoft vendu à peine plus de 100 dollars en ligne.

Autant dire que l’opération n’a pas coûté trop cher à la société spécialisée – rappelons-le – dans la création de tunnels (notamment en milieu urbain).

Il est en tout cas évident qu’au-delà d’une simple question d’argent, The Boring Company a profité d’un sacré coup de projecteur cette semaine. Un coup de projo renforcé par le manque de second degrés de certaines personnalités politiques. En Californie, un certain Miguel Santiago (élu démocrate peut-être un peu trop zélé), s’est en effet vigoureusement opposé en début de semaine à la vente de ces lance-flammes. Une prise de position qui ne tenait pas compte du caractère ouvertement rigolard du projet d’Elon Musk, qui avait pourtant précisé que le dispositif était conçu pour proposer « un maximum de fun pour un minimum de danger ».