Elon Musk éjecté du conseil d’administration de Tesla

Habitué aux Tweets cavaliers, Elon Musk aura fini par tomber sur un bec, en l’occurrence celui de la SEC (Securities and Exchange Commission), l’entité américaine chargée du contrôle des marchés financiers. En août dernier, le milliardaire sud-africain, patron de Tesla, déclarait sur Twitter réfléchir à faire sortir son entreprise automobile de la bourse et précisait que s’il ne détenait pas suffisamment de droits de vote pour orienter à lui seul Tesla sur cette voie, le soutien des actionnaires lui permettrait peut-être de donner le change. Il n’en fallait pas plus pour provoquer un chambardement notable sur les marchés… et attirer l’attention de la SEC.

Accusé de chercher sciemment à tromper les investisseurs (et donc de perturber la stabilité des marchés), l’entrepreneur avait écopé de poursuites engagées par ladite commission financière. Une procédure qui débouchait ce weekend sur une double peine pour Elon Musk. L’intéressé perd son poste de président du conseil d’administration du groupe spécialisé dans les véhicules électriques et devra payer de sa poche une amende de 20 millions de dollars à la SEC (Tesla est pour sa part condamné à verser 20 millions supplémentaires à l’organisme).

Accusé de fraude, Elon Musk s’est vu, ce weekend, contraint de démissionner de son poste de président du conseil d’administration de Tesla. Il devra en outre verser 20 millions de dollars à la SEC, gendarme de la bourse aux Etats-Unis.

C’est du moins ce que l’on apprenait dimanche du Monde. Mais dans son malheur, Elon Musk a malgré tout de la chance, en plus de conserver la direction des opérations de Tesla (son statut de CEO reste intouché), il pourra reprendre la présidence du conseil d’administration de sa société d’ici trois ans. Le boulet n’est pas passé loin, mais sur ce dossier, Musk parvient quand même à sauver les meubles.

Un accord à l’amiable après un été compliqué pour Tesla en bourse

« L’ensemble des mesures annoncées (…) sont destinées à répondre aux actes reprochés en renforçant la gouvernance d’entreprise de Tesla (…) afin de protéger les investisseurs », pointait notamment Stephanie Avakian (codirectrice au sein de la SEC) dans un communiqué publié samedi. L’une des mesures de protection mises en oeuvre par la SEC est d’ailleurs de mieux cadrer le patron de Tesla.

Pour y parvenir, la firme devra ainsi nommer deux directeurs indépendants du conseil d’administration, nous apprend Le Monde. La présidence du conseil reviendra à l’un d’entre eux, mais l’un comme l’autre devront veiller à tempérer un Elon Musk un peu trop remuant ces derniers mois.

Pour rappel, le tweet de l’intéressé évoqué en début d’article avait coûté cher à Tesla. En bourse, le cours des actions de l’entreprise s’était vu frappé d’une baisse de 14% le lendemain des déclarations hasardeuses d’Elon Musk. Dans son post, l’homme d’affaire assurait par exemple avoir d’ores et déjà sécurisé les financements nécessaires à une privatisation prochaine de Tesla. Des déclarations largement contestées par la SEC dans ses accusations.

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