Elon Musk : la SEC le poursuit pour violation d’engagements contractuels

C’est un fait avéré : Elon Musk adore Twitter. La preuve, c’est qu’il ne peut pas s’empêcher de tweeter, même après avoir conclu un accord avec la Securities and Exchange Commission (SEC) des États-Unis qu’il ne le ferait plus pour ne pas influencer le cours des actions.

Sauf que le PDG visionnaire a manqué à sa promesse et le gendarme des marchés financiers américains ne s’est pas gêné pour le coiffer au poteau.

Neuralink

Crédits Image : Wikimedia

En effet, le patron de Tesla a déjà fait hérisser les poils de la SEC en raison des posts qu’il publie sur Twitter et qui influence le cours de la Bourse. Suite à un bras de fer qui s’est tenu entre les deux parties, Elon Musk a finalement accepté de signer un accord avec le gendarme de la Bourse le mardi 16 octobre 2018. Sauf que si Elon Musk a réussi à tenir parole pendant quelque temps, il a récidivé le mercredi 20 février 2019 en partageant avec ses quelque 24 millions d’abonnés que Tesla produirait 500.000 véhicules cette année.

Pourtant, jusqu’à cette date, l’entreprise n’osait prétendre à une production au-delà de 400.000 unités en raison des problèmes de production rencontrés par le Model 3.

Le tweet de trop

Néanmoins, quelques heures plus tard, le PDG est revenu sur ce qu’il a dit et a expliqué: « je voulais dire que le taux de production annualisé à la fin de 2019 serait probablement d’environ 500.000, c’est-à-dire 10.000 voitures par semaine. Les livraisons pour cette année demeurent attendues à environ 400.000 ».

En tout cas, la SEC ne l’a pas entendu de cette oreille et n’a pas hésité à porter plainte contre le PDG de Tesla le lundi 25 février 2019 pour violation d’engagements contractuels.

En effet, selon le gendarme de la bourse, le PDG aurait dû éviter d’envoyer tout tweet pouvant influencer le cours de l’action.

Elon Musk a deux semaines pour prouver sa bonne foi

La justice a ainsi donné deux semaines au PDG pour qu’il apporte la preuve de sa bonne foi. Or, ironiquement, l’avocat de la firme, Dane Butswinkas, a aussi récemment annoncé sa démission et a déclaré dans un communiqué qu’il préférait retourner travailler au cabinet d’avocats de Washington DC où il avait exercé pendant 30 ans. Pourtant, c’est cet avocat qui a déjà défendu les intérêts de Tesla auprès de la SEC en 2018.

Face à cette ironie du sort, Elon Musk a juste déclaré sur Twitter le mardi 26 février 2019 que « le destin *aime* l’ironie. Franchement trop. »

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