Emule : deux mois de prison avec sursis pour le téléchargement de plus de 200 films

Cela peut sembler exagéré, mais télécharger des films illégalement peut bel et bien vous conduire en prison.

Un habitant de Villeneuve-d’Ascq en a fait les frais le 15 février dernier, après que la 8e chambre correctionnelle de Lille l’ait condamné à deux mois de prison avec sursis et une grosse amende pour avoir téléchargé illégalement plus de 200 films.

Une amende de 1800 € et deux mois de prison avec sursis

Vincent R. habite dans la commune de Villeneuve-d’Ascq, dans le Nord, et entre le 1er avril et le 30 octobre 2016, il a téléchargé et/ou partagé (illégalement) pas moins de 223 films à l’aide du logiciel eMule.

L’homme se décrit lui-même comme n’étant « pas geek » et il assure avoir supprimé la plupart des films téléchargés « puisqu’ils étaient en anglais ». Pour autant, la 8e chambre correctionnelle de Lille, qui s’occupe des délits financiers, l’a condamné à deux mois de prison avec sursis et 1800 € de dommages et intérêts et frais de justice pour ce délit.

Pour l’avocat de la partie civile, Me Adrien Rivière, le téléchargement illégal est « un fléau de masse qui a des conséquences économiques, mais qui a également un impact sur la créativité dans la mesure où une partie des recettes des films est réinvestie dans les projets ». Quant au président Jean-Marc Defossez, il a affirmé que si l’homme avait été arrêté « c’est parce que ça fait beaucoup », surtout qu’il utilise « un logiciel qui permet un partage immédiat. Ça augmente le préjudice »

Une sanction exagérée selon l’accusé et son avocat

Vincent R., qui est sans emploi à cause d’un handicap depuis presque un an, assure pour sa défense qu’il ignorait totalement que le logiciel eMule partageait les films qu’il téléchargeait.

Il affirme donc n’avoir rien partagé volontairement. Son avocat pense également que la sanction est disproportionnée. « On trouve 223 téléchargements, mais il n’a téléchargé volontairement que 36 films. Dès sa première audition, il a tout arrêté. », affirme t-il.

L’avocat de Vincent R. réclame une dispense de peine pour son client. Mais même si l’homme ne bénéficie pas de cette faveur, il aura tout de même échappé à une amende de 4000 € supplémentaire demandée par le parquet.

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