En Chine, le gouvernement n’hésite pas à afficher les pranksters sur les réseaux sociaux

La Chine a aussi ses pranksters, mais ces derniers ne peuvent pas compter sur leur anonymat pour commettre ses méfaits. C’est précisément ce que prouve cette étonnante histoire.

L’affaire remonte au début du mois. Un adolescent se trouvait dans l’ascenseur d’un bâtiment situé à Chongqing dans le sud-ouest du territoire chinois, lorsqu’il a eu l’idée un peu étrange d’uriner sur les boutons du panneau de commande, sous l’œil attentif de la caméra installé par les équipes de sécurité de l’immeuble.

Urinator

Il comptait bien évidemment prendre la fuite avant de recevoir la visite des vigiles, mais le destin – ou la fatalité, c’est selon – en a décidé tout autrement.

Un adolescent a été filmé en train d’uriner sur le panneau de commande d’un ascenseur

L’urine est en effet un liquide comme un autre et notre brillant prankster a donc provoqué un court-circuit au niveau du panneau de commande, entraînant de ce fait l’arrêt pur et simple de l’ascenseur. Paniqué, le garçon a bien entendu tenté de débloquer ses portes, mais ses tentatives n’ont rien donné et il s’est ainsi retrouvé bloqué pendant plusieurs heures sur place.

Mais quel est le rapport avec le gouvernement chinois, me direz-vous ?

Il est simple. Passablement agacé par le manque de civisme de l’adolescent, le ministère de la Sécurité publique a pris la décision de publier la vidéo de l’incident sur Weibo, accompagné d’une mise en garde à la fois simple et directe : « Arrêtez d’être vilain ! ».

Les portes sont restées bloquées

L’initiative n’est évidemment pas passée inaperçue et les internautes ont massivement relayé la publication dans les heures suivant sa mise en ligne. Le ministère a donc remis le couvert en revenant sur les circonstances de l’incident et en appelant les parents à mieux éduquer leurs enfants afin d’éviter que ce genre de désagréments ne se reproduise.

En tout, la vidéo a été vue un peu plus de 12 millions de fois en l’espace de quelques heures et elle a ensuite été reprise par les médias locaux.

L’identité de l’adolescent n’a pas été divulguée en revanche, pas plus que les actions entreprises par le ministère à l’encontre de ses parents.

Mots-clés chinepranks