En Russie, une start-up veut mettre des pubs dans l’orbite terrestre

Une start-up russe veut mettre des publicités dans le ciel. L’idée serait d’avoir une bonne visibilité tout en étant en orbite autour de la Terre à une altitude basse de quatre à cinq cents kilomètres.

Start Rocket compte utiliser un tableau de minuscules « cubesats » pour créer une interface programmable. Chacun de ces satellites porterait une voile repliable réfléchissant la lumière du Soleil et formant un seul pixel. Les spots s’afficheraient uniquement la nuit.

Sauver Terre

Le panneau d’affichage aurait une superficie de cinquante kilomètres carrés. L’« écran orbital » serait conçu pour afficher les logos des clients du monde entier, environ trois ou quatre fois par jour, au moins par intervalles de six minutes. « Nous sommes gouvernés par les marques et les événements », a déclaré le chef du projet, Vlad Sitnikov.

Il a notamment cité le Super Bowl, Coca-Cola, les Jeux Olympiques, Mercedes, FIFA ou encore Supreme. « L’économie est le système sanguin de la société. Le divertissement et la publicité sont au cœur de ses préoccupations », a-t-il ajouté.

L’humanité commencera bientôt à diffuser sa culture publicité dans l’espace

Le lancement est prévu pour 2021. L’entreprise va bientôt envoyer une capsule en orbite dans le ciel. L’équipe a déclaré avoir surmonté les difficultés techniques liées au pilotage d’un ensemble de satellites en formation et à la traînée créée par les voiles.

Dans Business Record, Sitnokiv a affirmé que : « nous vivrons dans l’espace et l’humanité commencera à diffuser sa culture dans l’espace. Les pionniers plus professionnels et expérimentés l’amélioreront pour tous ».

La société n’est pas la seule à vouloir s’emparer du ciel. La Chine compte créer une Lune artificielle pour remplacer les lampadaires afin d’économiser de l’énergie. Le Japon envisagerait également de lancer des satellites qui feront pleuvoir une pluie de météores artificiels.

Un ciel encore plus encombré

Le projet a suscité de nombreuses controverses. Avec le temps, ce système augmenterait le nombre de satellites dans l’espace ainsi que le risque de collision. En plus, l’affichage orbital générerait énormément de pollution lumineuse, même si sa durée de vie est relativement courte. À basse altitude, les satellites en orbite se désintègrent généralement après une année et brûlent de manière inoffensive à leur retour sur Terre.

Cependant, la pollution lumineuse n’est pas un problème anodin.

« C’est une menace pour les recherches astronomiques à partir du sol », a déclaré John Barentine, un astronome de l’Association internationale DarkSky. « Chacun de ces rayons de lumière en mouvement dans le ciel peut interférer la collecte des photons de sources astronomiques ».

Pour le moment, le projet n’a pas encore été testé en grandeur nature et n’a reçu aucun financement. D’ailleurs, l’idée n’a pas été jugée conforme aux lois et réglementations locales, internationales et spatiales.

Mots-clés insolite