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En Suède, il existe une éolienne capable de miner de la cryptomonnaie

La Suède a récemment inauguré une éolienne d’un genre un peu particulier. Elle est en effet capable de miner de la cryptomonnaie et de financer ainsi du même coup la recherche. Plutôt futé, non ?

L’installation ne dépend pas du gouvernement suédois et elle a en réalité été imaginée par Julian Oliver, un artiste passionné depuis plusieurs années par le monde de l’ingénierie. Il s’était notamment illustré en 2014 en donnant vie à une grenade transparente et il avait remis le couvert un peu plus tard en cachant une antenne cellulaire dans une imprimante laser.

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Pour ce nouveau projet, l’artiste a eu envie de venir en aide aux chercheurs en fabriquant une installation assez surprenante baptisée Harvest.

Harvest, une machine écologique capable de générer de l’argent

Relativement complexe, cette dernière repose sur l’utilisation de plusieurs éléments distincts et plus précisément sur une éolienne, un ordinateur capable de résister aux intempéries et un module de communication 4G.

Le fonctionnement de l’installation est relativement basique pour sa part. L’éolienne utilise la puissance du vent pour produire de l’énergie et la convertir en électricité utilisable par l’ordinateur placé à ses pieds. Ordinateur équipé d’un Intel Core i3 et d’une belle GTX 1080 Ti.

Ce dernier utilise de son côté le module de communication pour se connecter au web et pour miner  de la cryptomonnaie.

L’expérience ne se limite cependant pas à cette installation et l’artiste a ainsi placé plusieurs capteurs à des endroits stratégiques afin de mesurer la vitesse de vent, l’énergie générée ou encore l’électricité consommée par l’ordinateur installé sur le site. Ces données sont ensuite transmises à un portail installé dans un musée et les visiteurs peuvent suivre en temps réel le fonctionnement de la machine.

Les gains seront reversés aux ONG

Harvest n’est pas seulement une merveille d’ingénierie, elle s’impose aussi comme une critique de notre société contemporaine. L’idée est également de pousser les gens à s’interroger sur l’impact du réchauffement climatique sur notre quotidien et sur notre environnement.

L’artiste néo-zélandais a d’ailleurs fait savoir que l’argent généré grâce à sa machine sera intégralement reversé à un fonds de recherche sur le changement climatique et proposé ensuite aux ONG du secteur. Il compte d’ailleurs révéler le nom des bénéficiaires à l’issue de l’expérience.

En effet, Harvest n’est pas une installation permanente et la machine restera ainsi sur place pendant deux mois seulement.

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