Le GCHQ se range aux côtés d’Apple et d’Amazon dans l’affaire des puces-espionnes chinoises

Suite à une enquête sur l’espionnage informatique soutenant que les serveurs et machines d’Amazon et d’Apple, les deux entreprises américaines n’ont pas tardé à démentir. Dans cet échange de type « parole contre parole, » le GCHQ se range dans le camp des deux géants IT.

L’enquête sur l’espionnage informatique publiée par Bloomberg engendre de vives réactions chez les hauts responsables américains. Des personnages comme Tom Cotton et le sénateur Mark Warner en arrivent à considérer le gouvernement chinois comme une entité nuisible et dangereuse.

Sécurité IA

Véhémente et affirmative, l’enquête sur l’espionnage informatique remet au goût du jour les questions sur la fiabilité de la sécurité informatique et de la sauvegarde de données.

Une enquête troublante sur la sécurité informatique

Les investigations commencent par Super Micro Système, ce géant de la fabrication de cartes mères ayant diffusé ses produits dans plus de 100 pays en 2015. Des agents du gouvernement chinois auraient contraint des responsables d’usines de la société d’incruster des puces-espionnes dans les cartes mères.

Toujours selon Bloomberg, les puces-espionnes auraient été trouvées dans des cartes mères de Super Micro Computer en 2015. Outre cette société, 30 autres entreprises sont victimes de ces puces capables de recueillir des données confidentielles sur des serveurs et machines et ne sont pas repérables facilement.

Adhésion au raisonnement d’Apple et d’Amazon

Les réponses d’Apple et d’Amazon ne se sont pas fait attendre. Les deux géants de l’informatique ont nié point par point les insinuations du site.

Les deux entreprises affirment n’avoir jamais trouvé de puces-espionnes dans leurs cartes-mères. Elles remettent également en question la fiabilité des sources de Bloomberg.

Le GCHQ, service de renseignements électronique du gouvernement du Royaume-Uni, donne son avis sur le sujet. Cette structure veut bien croire à la version d’Apple et d’Amazon. L’ampleur médiatique de la publication de Bloomberg est toutefois telle que le GCHQ exhorte ceux qui ont des informations fiables à le contacter.

En attendant, le mystère reste entier. Il faut espérer pour Bloomberg que nos confrères aient des preuves concrètes attestant de la viabilité de leurs informations. La situation est en effet extrêmement tendue. Apple et Amazon risquent en effet de demander des comptes au site.

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