Clicky

Espionnage : la France se méfie aussi de Huawei

Les États-Unis ne sont les plus seuls à douter de la fiabilité de Huawei. La France met également en place des mesures de contrôle drastiques à l’égard du géant chinois. En 2015, le gouvernement français a travaillé sur un projet de loi baptisé Cerbère.

Révélé au grand jour en 2018 et voté par l’Assemblée nationale la même année, ledit projet de loi pourrait bien déboucher sur un amendement « anti-Huawei. »

Considéré comme un cador du marché de la téléphonie mobile, Huawei fait aujourd’hui face à de supposées accusations d’espionnage. Malgré ses multiples tentatives pour se disculper, la marque chinoise est devenue persona non grata en Australie, au Japon ainsi que dans d’autres pays occidentaux.

En Occident, Huawei se voit petit à petit écarté du marché de la 5G bien que la firme soit le leader incontesté en Asie. Il faut savoir que l’enjeu est de taille.

Le nouvel amendement anti-Huawei fera office de bouclier

Selon le journal Les Echos, le nouvel amendement a été soumis le 16 janvier 2019 lors d’une réunion qui s’est tenue à Bercy. Les grands noms de la communication y ont été présents : Orange, SFR, Bouygues Telecom et Free. Le colloque a également vu la participation de l’ANSSI, de l’ARCEP, de la Direction générale des Entreprises ainsi que de la Fédération française des Télécoms.

La France accorde de l’importance à ses relations diplomatiques avec la Chine. C’est la raison pour laquelle le pays a décidé de ne pas bannir définitivement le géant de la téléphonie mobile sur son marché. Le projet de loi récemment voté par l’Assemblée nationale permettra surtout de contrôler les actions de l’entreprise sur l’ensemble du territoire français et de préserver au mieux ses informations confidentielles.

Aucun équipement Huawei ne sera épargné

Les smartphones estampillés Huawei sont les premiers visés par l’amendement. Ce projet de loi autorise  l’ANSSI à exercer un contrôle sur tous les équipements 5G, 4G et 3G de la marque.

La validation de cet amendement ne peut qu’affecter le chiffre d’affaires de Huawei. Les accusations d’espionnage initiées et relayées par les États-Unis ne lui facilitent guère la tâche. La France a tout de même su faire preuve de souplesse. Il reste à savoir la réplique de Huawei face à une telle décision.

Mots-clés huawei