Et voilà, le streaming a dépassé les ventes physiques en France

Le streaming règne désormais en maître en France et a même surpassé les ventes physiques. C’est ce que révèle un rapport réalisé par le Syndicat National de l’Edition Phonographique (SNEP) sur les revenus générés par l’industrie musicale en France en 2018.

Ce rapport attire notamment notre attention sur la recrudescence du streaming de musique en ligne.

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Si on en croit le récent rapport du SNEP, la tendance pour ce mode de consommation musicale est telle qu’il a dépassé pour la première fois les ventes physiques dans l’Hexagone. En 2018, le streaming de musique en ligne représente 57% des ventes totales.

De 2017 à 2018, ce pourcentage a augmenté de 1,8%, ce qui marque une 3e année de croissance continue.

Un mode de consommation qui génère plus de revenus

Après une traversée du désert, le marché de la musique enregistrée en France commence petit à petit à se redresser depuis 2016 grâce au streaming. Pour la première fois en 2018, le chiffre d’affaires généré par le numérique a atteint 301 millions d’euros contre 289 millions d’euros pour les ventes physiques.

Au total, le marché de la musique enregistrée a généré 735 millions d’euros en France en 2018, selon le rapport annuel du SNEP. Les ventes physiques et numériques ont engendré un chiffre d’affaires de 590 millions d’euros, ce qui correspond aux performances réalisées en 2011.

5,5 millions de Français abonnés à un service audio payant

D’après le SNEP, la prudence est toujours de mise car même si les résultats de 2016 sont nettement meilleurs comparés à ceux de la dernière décennie, ils restent encore loin des scores affichés au début des années 2000. Pour preuve, les 590 millions d’euros générés cette année représentent seulement 40% des revenus enregistrés en 2002.

Toujours d’après le SNEP, « près d’un consommateur de musique sur deux (46%) utilise un service de streaming audio. » Parmi eux, 5,5 millions de Français sont désormais abonnés à un service audio payant contre 4,4 millions en 2018. Toutefois, cette progression soutenue ne permet pas au streaming de rattraper son retard par rapport aux pays voisins.

D’après le SNEP, les français se convertissent plus lentement à l’offre payante que les américains, les britanniques ou les allemands. Par exemple, au Royaume-Uni, il y a 8,3 millions d’abonnés alors que la population est sensiblement inférieure à celle de la France.

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