Etats-Unis : Après l’Alabama, le Missouri adopte à son tour la loi restrictive sur l’avortement

Le 17 mai dernier, les législateurs de l’État du Missouri ont adopté un projet de loi qui a pour principal objectif d’interdire l’avortement après la huitième semaine de grossesse. Deux jours plus tôt, le mercredi  15 mai, l’Alabama avait adopté une des lois les plus restrictives sur l’avortement aux États-Unis.

Selon les informations, la promulgation de lois similaires est actuellement en cours dans d’autres États.

Le gouverneur du Missouri, Mike Parson, a déclaré qu’il ferait du territoire un des plus grands États en faveur de la vie en Amérique. Le président de la Chambre des Représentants du Missouri, Elijah Haahr considère, quant à lui, la Chambre comme la représentante des enfants à naître.

Pour les défenseurs du droit à l’avortement, cette nouvelle loi pourrait mettre en danger les femmes qui voudront se faire avorter, car elles devront désormais choisir des moyens illégaux pour y arriver.

Une loi majoritairement votée

La loi sur la restriction de l’avortement a été votée par les sénateurs du Missouri le jeudi 16 mai dernier. Parmi les sénateurs qui ont dit oui, on compte 24 républicains. Dix démocrates s’y sont par contre opposés. De même, à la Chambre des Représentants, il y a eu 110 voix pour et 44 voix contre. Après l’adoption de ce projet de loi, le gouverneur Mike Parson doit encore procéder à sa promulgation.

Ailleurs, dans au moins 16 autres États américains, les législateurs ont introduit des projets de loi qui consisteraient à interdire l’interruption volontaire de la grossesse (IVG), pendant ce mois de mai. Pour les États conservateurs, le but est la réexamination de la loi sur le droit à l’avortement, adoptée en 1973 lors de l’affaire Roe V. Wade.

En quoi consiste la nouvelle loi ?

Le droit à la vie stipulé dans cette nouvelle loi interdit aux médecins d’interrompre une grossesse si celle-ci en est à sa huitième semaine ou plus. Une peine allant de 5 à 15 ans de prison sera attribuée à ceux qui l’enfreindront. Il y a des exceptions pour les questions d’urgences médicales, mais pas pour les cas de viol ou d’inceste.

La loi ne cite cependant pas les peines correspondant aux femmes qui cherchent à se faire avorter. Les défenseurs des droits à l’avortement se posent alors des questions pour le cas de celles qui veulent provoquer elles-mêmes l’avortement, c’est-à-dire sans l’aide d’un médecin. Ils ont également annoncé que cette loi ne va pas arrêter l’avortement, mais qu’elle va simplement empêcher les femmes d’accéder aux procédés les plus sûrs.

Quoi qu’il en soit, avec les manifestations des États conservateurs ainsi que les élections présidentielles qui approchent, la loi contre l’avortement semble gagner du terrain aux États-Unis.

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