Royaume-Uni : un enfant par classe de primaire a déjà été exposé à une photo d’adulte nu

La National Society for the Prevention of Cruelty to Children (NSPCC) a lancé une campagne au Royaume-Uni pour prévenir et protéger les enfants contre toute forme de violences : violences physiques, abus sexuels, exposition à des images pornographiques, etc.

Une enquête récente révèle qu’en moyenne, un enfant par classe de primaire a déjà reçu une photo d’adulte nu.

Les parents sont conscients des risques auxquels leurs enfants peuvent faire face sur internet. Jusque-là, les discussions étaient théoriques. L’étude conduite par la NSPCC met en lumière des situations concrètes, vécues par des élèves en primaire.

Cela n’interpelle pas seulement les parents. Le gouvernement britannique prend ces nouvelles données très au sérieux et envisage des mesures de prévention plus strictes.

Des proies faciles pour les prédateurs sexuels

Assurer la sécurité des enfants lorsqu’ils naviguent sur internet, ce n’est jamais une mince affaire. Les travaux de la NSPCC rappellent aux parents, aux pouvoirs publics et à toute la société que les petits internautes sont particulièrement vulnérables. Le principal souci des parents et du gouvernement britannique, c’est le fait que ce sont des proies faciles et naïves pour les prédateurs sexuels.

Pour réveiller une société quelque peu somnolente, la NSPCC a réalisé une enquête auprès de 40 000 enfants âgés de 7 à 16 ans. On leur a demandé à quels risques ils étaient exposés sur internet et, pour les plus petits, s’ils en étaient conscients.

Les données obtenues par la NSPCC

En moyenne, un élève en primaire par classe a déjà vu une photo d’adulte nu ou à moitié nu en ligne. L’étude révèle aussi qu’un enfant sur 50 a lui-même déjà envoyé une ou des photos nues à un adulte. Le gouvernement a fait le lien : l’adulte à qui un enfant envoie une photo de lui nu est vraisemblablement le même que celui qui lui en a déjà envoyé.

Les craintes des autorités concernant les prédateurs sexuels sont fondées, confirmées notamment par le témoignage d’une jeune fille de 9 ou 10 ans : « Un inconnu m’a demandé de me déshabiller et de lui envoyer une photo. Lorsque je suis allée sur un autre site, la même personne m’a demandé de faire l’amour avec elle. J’ai vu cette personne sur tous mes sites de jeux habituels. »