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Évitez de regarder du porno sur votre téléphone Android

Android et la pornographique ne font visiblement pas bon ménage. C’est en tout cas ce que l’on peut déduire de l’étude menée par Kaspersky Lab, une étude dont le rapport a été publié un peu plus tôt dans la semaine.

Android se porte bien et il trône ainsi en tête du podium consacré aux plateformes mobiles les plus populaires depuis plusieurs années. D’après le dernier rapport rendu par Kantar Worldpanel ComTeh, le petit robot vert totaliserait à lui seul 74,2 % de parts de marché en Europe, contre 27,6 % pour son principal concurrent.

Android

La France ne fait bien évidemment pas exception à la règle et Android pesait ainsi pas moins de 75,6 % de parts de marché en fin d’année dernière.

Android, victime de sa popularité

Android est donc très populaire et c’est précisément pour cette raison que la plateforme intéresse autant les développeurs de virus et de malwares.

En s’attaquant à ce système, ces derniers s’assurent de toucher le public le plus large possible. Toutefois, développer un virus ou un malware n’est pas suffisant et il est ainsi indispensable de trouver la meilleure technique de diffusion possible.

Certains groupes ont ainsi pris l’habitude de s’appuyer sur les réseaux sociaux pour diffuser leurs virus et leurs programmes malveillants auprès du plus grand nombre. D’autres préfèrent mettre en circulation sur les sites spécialisés des fichiers APK vérolés se faisant passer pour des applications ou des titres populaires.

Les techniques ne manquent pas, donc, mais la plupart des développeurs préfèrent visiblement viser sous la ceinture. C »est en tout cas ce qui ressort de l’étude menée par Kaspersky Lab, une entreprise russe spécialisée dans tout ce qui a trait à la cybersécurité.

En analysant les rapports de leurs outils, les experts de la société ont en effet découvert que les malwares pornographiques étaient de plus en plus répandus sur la plateforme. En tout, au moins 1,2 million de personnes aurait ainsi été confronté à ces programmes malveillants et ces derniers représenteraient ainsi un quart de tous les malwares rencontrés sur Android.

Les malwares pornographiques, de plus en plus présents sur la plateforme

Les terminaux nomades ne sont pas évidemment pas les seuls visés par ces campagnes, mais le phénomène semble moins marqué sur les ordinateurs de bureau puisque les chercheurs de Kaspersky ont trouvé environ trois fois moins de programmes de ce type sur ces machines.

Plus inquiétant, les virus et les programmes malveillants diffusés sur Android par ces moyens peuvent s’avérer très dangereux pour l’utilisateur. Les chercheurs ont en effet trouvé des ransomwares, mais également des Chevaux de Troie capables de générer de faux abonnements.

Les malwares axés sur l’ouverture de publicité sont également très répandus et certains d’entre eux ont des effets désastreux sur l’autonomie ou le volume de données consommé par les smartphones. Dans un cas, Kaspersky est ainsi tombé sur un logiciel qui a utilisé plus de 100 Mo de données en l’espace d’une seule nuit d’activité.

Pour diffuser ces virus, leurs créateurs s’appuient le plus souvent sur de fausses applications, mais certains préfèrent passer par de faux sites pour adultes, des sites abritant des scripts malveillants et de faux lecteurs vidéos.

En conséquence, Kaspersky conseille aux utilisateurs de prendre garde aux sites fréquentés et de se limiter aux acteurs sûrs du secteur… en espérant bien sûr que leur inventaire publicitaire ne soit pas détourné pour faire passer des scripts malicieux.