ExTrA, un nouvel instrument dédié à l’étude des exoplanètes

L’Observatoire de La Silla vient de mettre en route un nouvel instrument dédié à la recherche et l’étude des exoplanètes : ExTrA. Il a été financé par le Conseil européen de la Recherche et l’Agence Nationale de la Recherche en France.

Relativement complexe, le dispositif repose sur trois télescopes de taille modeste, des télescopes atteignant les 0,6 mètre de diamètre. Déployés en fin d’année dernière au sein de La Silla, ces trois instruments ont été mis en fonction la semaine dernière et ils ont pour vocation à repérer et à étudier les exoplanètes situées dans les systèmes distants.

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ExTrA, ou Exoplanets in Transits and their Atmosphère, est donc une initiative portée conjointement par le Conseil européen de la Recherche et l’Agence Nationale de la Recherche.

Trois télescopes pour découvrir de nouvelles exoplanètes

En conséquence, les trois télescopes seront pilotés depuis un site situé dans la ville de Grenoble.

Pour repérer les exoplanètes, les trois télescopes utiliseront la méthode des transits, une méthode utilisée également par le télescope spatial Kepler. Relativement fiable, cette dernière consiste à scruter des étoiles distantes à la recherche d’une éventuelle variation de leur luminosité. Si ces dernières ont tendance à se répéter, alors elles peuvent potentiellement être attribuées à des exoplanètes.

Si la méthode fonctionne plutôt bien, elle n’est pas sans défauts pour autant.

Le principal problème est lié à notre atmosphère. Cette dernière peut en effet créer des perturbations et tromper nos instruments. C’est précisément pour cette raison que le site de La Silla a été choisi puisque ce dernier bénéficie d’un climat sec et d’une nuit très sombre.

Des instruments capables d’étudier l’atmosphère des exoplanètes

Toutefois, pour éviter les faux positifs, l’équipe a développé un système de traitement spectrographique capable de minimiser les perturbations causées par l’atmosphère. ExTrA se focalisera en outre sur les petites étoiles afin de rendre les transits plus visibles.

Reste l’épineuse question du traitement des données. L’analyse des transits n’a rien de facile et c’est précisément pour cette raison que la NASA a choisi de s’associer à Google afin de créer une intelligence artificielle capable d’analyser les données collectées par Kepler.

Pour l’heure, cette charge incombera à l’équipe en charge de la gestion de ces trois nouveaux télescopes, mais cela ne semble pas freiner l’enthousiasme des chercheurs.

Les chercheurs du projet indiquent ainsi dans le communiqué de presse publié par l’ESO que la mise en place de ces trois nouveaux télescopes permettra aux scientifiques de découvrir de nouvelles exoplanètes, certes, mais également d’étudier leur atmosphère et de déterminer ainsi si ces dernières sont susceptibles d’accueillir une forme de vie extraterrestre.

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