Extraterrestres : les mondes marins pour résoudre le paradoxe de Fermi ?

Les extraterrestres seraient-ils trop enterrés sous la glace pour être en mesure de communiquer avec la Terre ? Selon le scientifique Alan Stern du Southwest Research Institute de Boulder, au Colorado, ce serait cela la raison qui retarderait notre contact avec les civilisations extraterrestres.

La plupart des créatures extraterrestres pourraient être au plus profond de leurs planètes, dans des océans souterrains recouverts de glace d’eau gelée. C’est ce que suggère une nouvelle théorie émise lors du congrès organisé cette année par la division des sciences planétaires de la société américaine d’astronomie, à Provo, en Utah.

ET Glace

Cette théorie pourrait expliquer l’absence de signaux en provenance d’autres civilisations technologiquement avancées, une énigme connue sous le nom de paradoxe de Fermi.

La réponse au paradoxe de Fermi serait des extraterrestres bloqués sous la glace

Le paradoxe de Fermi a été émis par le physicien italien Enrico Fermi en 1950, et porte sur la possibilité d’une vie et d’une visite extraterrestre. Le paradoxe de Fermi peut s’énoncer ainsi :

« S’il y avait des civilisations extraterrestres, leurs représentants devraient être déjà chez nous. Où sont-ils donc ? »

Ce n’est que récemment que les astronomes ont compris à quel point les océans sont communs dans notre système solaire. Leur présence peut être observée sur plusieurs lunes de Jupiter, Saturne et Neptune, et même sur la lointaine Pluton.

L’océan omniprésent dans notre système solaire et peut-être ailleurs aussi

 Toutes ces planètes ont de la glace comme principale composante de leurs croûtes. Cette glace forme des montagnes imposantes et des canyons fissurés sur leurs surfaces, mais elle se présente également sous forme d’eau liquide à de faibles profondeurs.

Les évents hydrothermaux sur ces fonds océaniques pourraient pomper des éléments nutritifs dans leur environnement, comme les écosystèmes au fond des océans terrestres.

De la vie extraterrestre sous la glace des océans gelés

De telles sources de vie – protégées de l’espace par une épaisse couche de glace – pourraient même être plus productives que notre propre environnement exposé.

Et si les organismes vivants dans les mondes océaniques glacés évoluaient en créatures intelligentes, ils ne connaîtraient probablement pas le ciel nocturne, encore moins les humains. Peut-être que l’équivalent de leur « programme spatial » serait simplement limité à la surface gelée de leur planète, suggère Stern.