Extraterrestres : une nouvelle méthode pour découvrir les planètes potentiellement habitées

Les experts ont trouvé une nouvelle méthode permettant de repérer les exoplanètes pouvant potentiellement accueillir la vie. L’étude a été menée par Caleb Scharf qui dirige le département astrobiologie à l’Université de Columbia, à New York. Il a postulé que plusieurs facteurs peuvent ralentir ou accélérer la vitesse de rotation d’une planète. Parmi ces causes, il y a notamment la présence de la vie qui libère des gaz comme l’oxygène.

D’après l’étude, la vitesse de rotation de la Terre ralentit suivant un rythme glaciaire tous les siècles. Autrement dit, le jour sur la planète de vie augmente de 1,8 milliseconde tous les cent ans. Il y aurait eu un temps ou le jour sur Terre ne durait que 21 heures.  Ainsi, les planètes qui présentent les mêmes caractéristiques seraient susceptibles d’abriter la vie.

Sauver Terre

Le réchauffement ou le refroidissement de l’atmosphère participent également à cet effet. Ces changements sont à même de contrer l’influence gravitationnelle du soleil et de la lune qui contribue au phénomène appelé effet de freinage par marée.

Un déplacement de la masse dans l’atmosphère

« Imaginez, par exemple, que vous puissiez faire tourner magiquement toute l’atmosphère de sorte qu’il y ait eu des vents de force d’ouragan partout pendant des siècles, tous soufflant dans la même direction », a affirmé Scharf à Space.com.

« Il va graduellement, par frottement et friction, avoir un effet sur la sphère solide en rotation de la planète », a-t-il poursuivi.

Il y aurait alors un déplacement de la « masse dans l’atmosphère quotidiennement sur de très grandes échelles ». De ce fait, la masse dans l’atmosphère n’est donc plus uniformément répartie autour de la planète.

Un scénario plausible

La vie pourrait alors influencer la « vitesse du spin planétaire par différents mécanismes ». Parmi ces derniers, il y a par exemple, la production d’ozone par la lumière ultraviolette à partir de l’oxygène.

« Imaginez une planète où la vie produisant de l’oxygène a commencé, et elle tourne encore vite. Lorsque l’ozone se forme, il peut «accorder» l’atmosphère de sorte que la résonance se déclenche plus tôt, ce qui va s’opposer au ralentissement normal de la rotation d’une planète », a-t-il expliqué.

Caleb Scharf reconnaît néanmoins que la probabilité de trouver la vie ailleurs est moindre. « Ce que j’ai fait est de présenter un scénario plausible », a-t-il souligné.