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Facebook a aussi un problème avec le piratage de films

Facebook a eu un début d’année assez compliqué avec le scandale généré par l’affaire Cambridge Analytica et tous les cas de censure relevés par les utilisateurs. Désormais, le réseau social est accusé de faciliter le piratage de films et de séries.

Business Insider a en effet mené une enquête de longue haleine, une enquête visant les groupes privés créés sur la plateforme.

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En fouillant dans certains groupes très populaires, nos confrères ont en effet eu la surprise de découvrir de nombreuses œuvres piratées partagées par leurs membres.

Facebook, le meilleur ami des pirates

Plus incroyable encore, certains de ces groupes comptent des dizaines ou des centaines de milliers de membres et agissent à la vue de tous.

Contrairement à ce que l’on pourrait penser, ces groupes ne sont en effet pas tous protégés et la plupart d’entre eux sont ainsi totalement ouverts. Encore plus étonnant, certains d’entre eux existent depuis plusieurs années et n’ont jamais été inquiétés par les équipes en charge du réseau social.

Business Insider a bien entendu contacté Facebook afin d’en savoir un peu plus sur les actions réalisées par l’entreprise en matière de lutte contre le piratage audiovisuel. Un porte-parole de la firme a alors indiqué que Facebook ne suivait pas une démarche proactive.

En d’autres termes, du point de vue de la firme, c’est aux titulaires des droits de signaler la présence d’un contenu partagé illégalement.

Facebook propose même un outil spécialement dédié à la chose, un outil sobrement baptisé Rights Manager. Toutefois, il semblerait que ce dernier ne soit pas des plus efficaces puisque ces groupes sont toujours en activité.

Mais que fait Facebook ?

Pour se protéger, l’entreprise invoque le Digital Millenium Copyright Act. Le texte de loi ne rend en effet responsables que les entreprises ayant une pleine connaissance d’une violation du droit d’auteur.

Toutefois, les ayants droit risquent de ne pas être du même avis. En effet, si certains de ces groupes se contentent de partager des liens pointant vers les contenus référencés – un peu à la manière d’un Zone Téléchargement -, d’autres hébergent directement le contenu partagé, du contenu qui est donc stocké sur les serveurs de l’entreprise.

Exactement comme à l’époque de Megaupload en somme.

Plus amusant, la plupart de ces groupes appliquent la stratégie des sites de téléchargement illégaux en affichant des disclaimers visant à dédouaner leurs administrateurs de toute responsabilité à l’égard des titulaires des droits sur les contenus partagés par leurs soins.

Dans ce cas précis, il faut tout de même signaler que Business Insider ne s’est pas contenté de citer certains groupes dans son article. Nos confrères ont en effet transmis une liste complète à Facebook. Pour le moment, aucun de ces groupes n’a encore été supprimé.

Mots-clés facebook

Fred

Floodeur compulsif, est très actif sur Twitter ou encore sur Facebook. Sachez en outre que la Fredzone a une page sur Google+.