Facebook a banni des photos de reconstruction post-mastectomie

Facebook a subi la semaine dernière les foudres d’une tatoueuse spécialisée dans les tatouages de mamelons adressés aux femmes ayant subi une mastectomie. Le réseau social a en effet censuré plusieurs photos représentant certaines de ses créations… avant de bloquer son compte.

Gemma Winstanley, la tatoueuse, originaire de l’East Yorshire, accuse ainsi l’entreprise de ne pas respecter ses propres conditions d’utilisation.

Notons que Gemma n’est pas la première concernée par ce type de problèmes. De nombreux autres utilisateurs ont également été bannis ou suspendus par le réseau social pour avoir publié des contenus similaires à ceux de la tatoueuse.

Un bannissement injuste

L’initiative de Facebook n’a pas du tout plu à Gemma Winstanley. Par ailleurs, cette dernière n’a pas mâché ses mots pour décrire sa situation.

Elle a notamment déclaré qu’elle était dégoûtée que Facebook interdise le partage des photos de son travail, alors que le réseau social permet de diffuser des vidéos d’abus et de violence.

Je suis désormais banni trois fois par semaine et chaque fois que vous êtes banni, il vous est interdit d’utiliser Facebook plus longtemps. J’aimerais penser que ce n’est pas quelqu’un qui me signale, je ne vois pas pourquoi quelqu’un le ferait. S’il s’agit d’un cas où Facebook récupère l’image, il doit être révisé, je n’enfreins pas les termes et conditions.

Les images ne montrent pas les mamelons, elles montrent un dessin d’un mamelon sur un tatouage et celui-ci n’est pas montré de manière sexuelle.

J’ai besoin de Facebook pour gérer mon entreprise. En raison de ma suspension, je ne pouvais plus échanger avec mes clientes ni montrer mon travail à d’autres patientes atteintes du cancer du sein et souhaitant bénéficier de ce traitement.

J’ai été choqué de voir que j’étais bannie, c’est énervant, et ce qui m’agace le plus, c’est que les gens partagent régulièrement des abus envers des animaux, des abus envers les enfants, et pourtant ces images qui sont des mamelons tatoués sont interdites pour un contenu sexuel.

Facebook a présenté ses excuses

Suite aux plaintes de Gemma, Facebook a présenté ses excuses à la tatoueuse et l’a réintégrée sur le site afin qu’elle puisse continuer son travail.

Notons que la femme de l’East Yorkshire est actuellement l’une des maquilleuses semi-permanentes les plus douées de la ville. Elle s’est notamment taillé une réputation de spécialiste du microblading, du rougissement des lèvres et d’autres améliorations esthétiques.

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