Facebook a laissé un pro-Daech publier des vidéos sur la plateforme

Facebook se retrouve en plein cœur d’une affaire délicate après avoir autorisé un utilisateur de publier des vidéos pro-Daech sur sa plateforme. L’homme, un ingénieur civil de 31 ans prénommé Abdulrahman Alcharbati, a pu poster plusieurs dizaines de vidéos d’ISIS (acronyme d’Islamic State of Iraq and Sham) où on peut voir des exécutions ainsi que des enfants soumis au lavage de cerveau.

Abdulrahman Alcharbati est également à l’origine d’un clip où les djihadistes sont encouragés à attaquer les Occidentaux, voire même à les tuer en leur tranchant la gorge ou en les écrasant avec une voiture.

Hackers britanniques

Suspecté d’être un terroriste, l’homme a été arrêté et conduit devant la justice britannique.

De son côté, Facebook ne s’est pas encore exprimé sur le sujet. Le réseau social s’est simplement empressé de suspendre le compte d’Alcharbati.

Une centaine de vidéos pro-Daech sur son compte Facebook

L’affaire est embarrassante pour Facebook. Selon les enquêtes menées par la police, le réseau social de Mark Zuckerberg a permis à Abdulrahman Alcharbati de poster à peu près 70 vidéos d’ISIS et 40 autres vidéos en rapport avec leurs activités de martyr. L’homme serait également parvenu à publier six vidéos signées par l’État islamique lui-même sur la plateforme.

La situation est gênante pour Facebook, surtout que les investigations ont dévoilé que les administrateurs du site ont plusieurs fois autorisé le suspect d’afficher ses vidéos « juste parce qu’il leur a demandé ».

De plus, le compte de l’utilisateur a été sans cesse suspendu puis réactivé. Les vidéos de massacre et d’enfants maltraités ont ainsi été retirées puis de nouveau postées sur la plateforme.

Accusé de terrorisme par le tribunal de Newcastle

Abdulrahman Alcharbati a été arrêté chez lui à Sunderland au mois de mai 2017. Il a été traduit devant le tribunal de la cour de Newcastle avec six chefs d’accusation à son encontre.

L’ingénieur est notamment poursuivi pour diffusion de publications terroristes. Il est également accusé de posséder un document contenant des informations terroristes. Les autorités ont trouvé chez lui la copie d’un manuel qui explique comment fabriquer soi-même des bombes.

Les chefs d’accusation sont graves, mais Abdulrahman Alcharbati refuse de les reconnaître. Il faut savoir que l’accusé souffre de troubles bipolaires. Il soutient ne pas avoir d’opinions extrémistes. Il affirme également ne pas soutenir les agissements de la Daech. Il dit même lutter contre. Le procès continue pour déterminer si Alcharbati est bien un terroriste ou pas.

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