Facebook a supprimé 1,5 million de vidéos des attentats de Christchurch

Le 15 mars 2019, deux mosquées de la ville de Christchurch en Nouvelle-Zélande ont été violemment attaquées à l’heure de la prière par des personnes armées. Les autorités ont rapporté que la fusillade a fait 49 morts et une vingtaine de blessés, dont plusieurs femmes et enfants.

L’attaque a été filmée par un des tireurs, puis partagée en live sur Facebook. Les internautes du monde entier ont pu voir le massacre alors qu’il était en train de se produire. Bien évidemment, Facebook a supprimé la vidéo ainsi que le compte de celui qui l’a partagé.

Cela n’a cependant pas empêché le clip de se propager rapidement sur le réseau social malgré les efforts pour empêcher cela.

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Crédits Pixabay

Dans un message partagé sur Twitter le 17 mars 2019, Facebook a déclaré avoir supprimé près de 1,5 million de vidéos du massacre de Christchurch sur sa plateforme. Il a également affirmé avoir bloqué environ 1,2 million de séquences au moment de leur téléchargement.

Facebook est complètement dépassé

Facebook a déclaré faire tout son possible pour supprimer toutes les vidéos des attentats qui sont partagées sur sa plateforme.

« Nous  travaillons 24 heures sur 24 pour retirer tous les contenus en infraction. » a assuré Mia Garlick, porte-parole et responsable du réseau social en Nouvelle-Zélande.

La tâche est cependant très difficile, car à chaque vidéo supprimée, d’autres sont aussitôt partagées par les internautes. Les modérateurs de la plateforme sont complètement dépassés tandis que la séquence de 17 minutes est devenue virale sur le net. Les internautes sont invités à aider en signalant tous les contenus inappropriés en rapport avec les attentats de Christchurch.

Un véritable buzz sur les réseaux sociaux

Depuis sa diffusion, la vidéo du massacre a aussi été partagée sur YouTube, Twitter ainsi que sur d’autres médias sociaux comme Reddit ou 4chan. Toutes les plateformes concernées ont assuré travailler activement pour retirer les vidéos en question qui continuent malgré tout de se propager.

Cette impuissance des géants du web est vivement critiquée par les autorités. Scott Morrison, Premier ministre australien, accuse notamment les réseaux sociaux d’avoir « coopéré » à la diffusion du massacre.

Comme l’explique Paul Barrett, directeur adjoint du Centre NYU Stern pour les entreprises et les droits de l’homme : « C’est l’un des côtés sombres des médias sociaux et il est presque impossible pour les entreprises de faire quoi que ce soit. Elles ne pourront pas bloquer ce contenu en temps réel. »

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