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Facebook a toujours du mal à contrôler les discours de haine

Le 5 mai 2017, la justice autrichienne a obligé Facebook à supprimer tous les discours haineux de sa plateforme.

Un projet de loi allemand prévoyait même d’infliger des amendes pouvant aller jusqu’à 50 millions d’euros aux géants du web qui ne supprimaient pas les messages à caractère haineux de leur page. Pour se plier à la pression des pays européens, Facebook avait alors embauché 3000 modérateurs pour lutter contre ce type de messages.

Malgré tous les efforts qu’il a déployés, le réseau social de Mark Zuckerberg est toujours dépassé par les évènements. Jusqu’à maintenant, certains utilisateurs de Facebook semblent encore enclins à tenir des propos violents et racistes notamment à l’encontre de certaines religions. Holly West, une fidèle lectrice du site ProPublica, a épinglé une publication haineuse sur laquelle elle est tombée sur le réseau social.

Sur cette publication, on pouvait lire la phrase suivante : « Le seul bon musulman est celui qui est mort. » Choquée par ce post, Holly West s’est empressée de le signaler.

Une publication validée par Facebook

Les conditions d’utilisation de Facebook interdisent normalement la publication de propos haineux basés sur les pratiques religieuses des individus. Étant au courant de ce règlement, Holly West ne s’est pas gênée pour signaler le post à caractère violent qu’elle avait vu sur le réseau social.

En réponse à ce signalement, Facebook a répondu par un message automatique. « Nous avons vérifié la photo, et même si elle ne va pas à l’encontre de nos conditions d’utilisations, nous pouvons comprendre qu’elle puisse vous offenser. » Facebook n’a donc pas trouvé à redire à la publication signalée par Holly West.

Une armée de 7500 modérateurs

Actuellement, Facebook compte 7500 modérateurs qui sont chargés de décider si une publication signalée doit être supprimée ou pas de la plateforme. Malgré le signalement d’Holly West, Facebook n’a pas supprimé la publication alors qu’une ligne de commentaire incitant à la « mise à mort des musulmans » a été effacée par l’équipe du réseau social.

Ce n’est qu’après avoir été interpellé par ProPublica que Facebook a consenti à supprimer le post signalé par Holly West. D’après ProPublica, il n’est pas rare que le réseau social fasse certaines impasses sur ses propres règles.

Justin Osofsky, le vice-président de Facebook, s’est fendu d’une excuse en insistant sur le fait que ces erreurs ne reflètent pas l’image de la communauté que son équipe veut aider à construire.

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