Facebook a trouvé un moyen de lutter contre le revenge porn

Le revenge porn ou partage d’images intimes non consensuel sera bientôt banni de la plateforme de Facebook. La firme a en effet récemment dévoilé une nouvelle approche qui va permettre d’identifier et de détecter les contenus partagés, motivés par cette fin particulière.

Afin d’y parvenir, la firme de Zuckerberg compte mettre à profit une nouvelle technologie basée sur une IA capable de détecter des vidéos et des images comportant des scènes de nudité, partagées via la plateforme sans l’autorisation de la personne concernée.

Facebook a trouvé un moyen de lutter contre le revenge porn

Crédits pixabay.com

D’après l’annonce de Facebook, vendredi dernier, cette technologie à base de détection algorithmique donnera aux utilisateurs concernés la possibilité d’accéder aux ressources incriminées et à d’autres outils de prévention et de signalement.

Des victimes qui se comptent par millions

Les victimes de revenge porn sont en effet nombreuses et les statistiques parlent d’elles-mêmes. Rien qu’aux États-Unis, plus de 10 millions de victimes de cette pratique ont été recensées en 2016, une pratique accentuée par la large diffusion de contenus, permise par les réseaux sociaux.

C’est d’ailleurs une des raisons pour lesquelles Facebook compte mettre en place ce nouveau moyen de lutte afin d’endiguer le phénomène sur sa plateforme, à un moment où le cyberharcèlement est également devenu un sujet de préoccupation pour l’opinion publique.

Vers la fin du signalement par les utilisateurs victimes

Un premier pas dans la stratégie mise en œuvre par le réseau social pour détecter les contenus associés au revenge porn était les rapports de signalement des utilisateurs. Mais cette pratique a vite fait de se heurter à des limites pratiques : les victimes, par peur de représailles ne les signalaient pas, ou n’étaient tout bonnement pas au courant du partage d’images ou de vidéos les impliquant.

Avec la nouvelle IA développée par Facebook, on est face à une « technologie formée pour détecter des images intimes non consensuelles préalablement confirmées afin de reconnaître les modèles de langage et les mots-clés permettant d’indiquer si une image ou une vidéo était partagée sans consentement. »

L’initiative de Facebook est menée de concert avec des organisations américaines de protection de droits civiques et de lutte contre les violences domestiques, ce qui ravive l’espoir qu’elle portera bien ses fruits.

Et si cela marche vraiment, cela aura le mérite de ménager un peu le géant du web face aux affaires relatives aux données confidentielles dont les rebondissements ne cessent de défrayer la chronique ces derniers temps.

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