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Facebook a une dent contre les contenus pirates

Facebook n’est pas réputé pour l’ouverture d’esprit de ses modérateurs. L’entreprise applique des conditions d’utilisation stricte et elle n’hésite pas à suspendre les comptes et les pages de celles et ceux qui enfreignent les règles établies par la maison-mère. Elle vient d’ailleurs de supprimer les pages d’Uptobox et d’Uptostream pour violation de propriété intellectuelle.

Si ces noms ne vous sont pas tout à fait inconnus, c’est parfaitement normal. Le premier fait en effet dans le stockage de fichiers et il offre ainsi des services analogues à ceux de la première version de Megaupload.

Facebook Uptobox

Le second appartient à la même société, mais il verse davantage dans le streaming et il a ainsi été conçu pour permettre aux internautes de partager les vidéos de leur choix avec leurs proches.

Uptobox et Uptostream ont perdu leur page Facebook

En soi, ces deux services n’ont rien d’illégal, mais ils souvent utilisés par les pirates pour partager des œuvres protégés par les droits intellectuels. Des films, bien entendu, mais également des séries ou même de la musique.

Uptobox a évidemment pris des mesures pour éviter autant que possible ces usages et l’entreprise précise ainsi dans ses conditions d’utilisation que les contenus illégaux sont totalement proscrits de la plateforme. Même chose évidemment pour son camarade. En outre, elle a mis en place une adresse électronique afin de permettre aux ayants droit de se manifester et de faire valoir leurs droits. Elle s’engage enfin à supprimer tous les contenus illégaux dès leur signalement, une tâche dans laquelle elle semble exceller.

Toutefois, ces mesures ne semblent pas être suffisantes pour Facebook et le géant des réseaux sociaux a ainsi pris la décision de supprimer la page principale de l’entreprise, mais également celle de son service Uptostream, pour violation de propriété intellectuelle.

Une dénonciation à l’origine de la suppression

La firme a notifié les principaux intéressés de sa décision par courriel, en les invitant à contacter la personne à l’origine de cette demande de suppression. Toutefois, le nom de cette personne n’apparaissait pas dans le message et les administrateurs de ces pages n’ont donc pas été en mesure de le faire.

Bien sûr, ces derniers ont contesté la décision auprès de Facebook, mais l’entreprise américaine a refusé d’intervenir, prétextant qu’elle n’avait pas à intervenir dans un litige entre tiers. Ils ont donc demandé à ce que leur soit communiqué le nom de la personne ou de la société à l’origine de cette demande de suppression. Pour le moment, Facebook ne leur a pas répondu.

Faute de mieux, les équipes d’Uptobox et d’Uptostream ont donc créé une nouvelle page alternative. Toutefois, cette dernière peine à décoller. Elle compte en effet un peu plus de deux mille abonnés alors que les deux pages précédentes totalisaient plus de quatre cent mille membres.

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