Facebook : des utilisateurs attisent la violence envers les réfugiés en Allemagne

Des chercheurs ont récemment réalisé une étude sur les diverses attaques menées à l’encontre des réfugiés en Allemagne. Cette étude, parue dans le New York Times, a été réalisée par Amanda Taub et Max Fisher, deux auteurs qui ont basé leur rapport sur des recherches universitaires et des rapports détaillés sur la situation des réfugiés dans le pays.

Leur rapport d’études a mis en évidence une chose : la vague de violence que subissent les réfugiés est étroitement liée aux publications postées sur Facebook. L’étude a montré que plus une localité était active sur Facebook, plus les attaques faites à l’encontre des réfugiés étaient fréquentes dans cette localité.

Ces actes de violence se faisaient rares dans les villes où peu d’habitants avaient accès à la plateforme.

Une plateforme d’influence et de manipulation

D’autres chercheurs, notamment Karsten Müller et Carlo Schwarz, de l’université de Warwick, se sont également penchés sur le cas des attaques anti-réfugiés en Allemagne.

Ils ont dénombré 3.335 attaques en l’espace de deux ans et pour chacune de ces attaques, ils ont découvert que des mouvements de protestations et des incitations à la violence en ont été à l’origine.

Pour les chercheurs Taub et Fisher, Facebook est à l’origine de cette montée de la violence anti-immigrés outre-Rhin. Ils ont remarqué qu’une grande partie des incitations aux attaques provenaient des utilisateurs très actifs et de publications remplies de sentiments négatifs.

Facebook a plusieurs chats à fouetter

Facebook a refusé d’émettre des commentaires sur l’étude ni sur les mesures à prendre pour résoudre ces problèmes.

Ce silence peut, toutefois, être expliqué par le fait que Facebook ait actuellement d’autres dossiers à traiter comme, par exemple, les campagnes d’influence liées à la Russie et à l’Iran découvertes sur sa plateforme.

C’est FireEye qui a découvert en premier l’existence de ces campagnes d’influence. Le New York Times a, quant à lui, rapporté l’existence de 652 faux comptes et pages avec du contenu politique. Mark Zuckerberg a déclaré lors d’une conférence de presse que ce genre de pratique était prohibé sur la plateforme. Il a également souligné l’importance de l’authenticité et a martelé que les utilisateurs devaient pouvoir faire confiance aux connexions qu’ils établissent sur le réseau social.

MAJ : Il semblerait que Facebook ne soit pas le seul concerné. Des vidéos conspirationnistes trouvées sur YouTube vont en effet dans le même sens. Pire, la plateforme a même mis en avant plusieurs d’entre elles.

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