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Facebook embourbé dans la gestion des posts anti-immigrants de Donald Trump

Le noyau dur de Trump est très sensible aux discours anti-immigrants. Le président américain a diffusé sur Facebook un spot virulent envers les prétendus « criminels » latino-américains. Le réseau social, sous la pression du public, a retiré le contenu jugé « choquant. » La plateforme n’est pas la seule à avoir pris cette mesure.

Sous les feux des critiques, NBC a arrêté de diffuser le spot tout comme Fox News. CNN avait choisi de ne pas le diffuser dès le départ.

Trump IA

Le président US n’est pas le seul à essayer d’installer un climat anti-immigrant. Wendy Rogers, candidate dans l’Arizona, diffuse ainsi de temps en temps sur les réseaux sociaux des scènes de violence qui seraient le fait de ces « envahisseurs » que sont les Mexicains. Facebook promet d’analyser les contenus en question et de les supprimer si nécessaire.

Une tâche compliquée. Le service marche en effet sur la corde raide, la plateforme étant quasiment obligée de montrer patte blanche suite aux scandales à répétition.

Facebook, acteur politique malgré lui

Le jeu démocratique se joue en partie sur les réseaux sociaux d’autant que de nombreux internautes croient davantage les tweets, les statuts ou les messages privés que les informations données par les médias mainstream. Facebook adapte ainsi sa politique générale notamment sur les contenus jugés « sensibles » ou « choquants. »

La plateforme appréhende de facto les stratégies électorales. C’est pour cela que le réseau social n’a pas vraiment été pris de court par les spots anti-immigrants de certains républicains, à commencer par le président des États-Unis. Donald Trump redoute que la Chambre des représentants ne bascule à gauche, ce qui risquerait de rendre plus difficile la réalisation de certaines de ses promesses de campagne.

La suppression du spot de Trump peut être payante pour sa réélection !

Le fait que Facebook et les grands médias traditionnels ne veulent pas de ces discours « choquants » peut cependant être politiquement avantageux pour Trump.

Le discours du président américain se construit essentiellement sur une opposition entre le peuple et l’establishment. À chaque fois que des journalistes le critiquent, le noyau dur de son électorat se soude encore plus.

Le chef de la Maison-Blanche ne se privera certainement d’autres occasions de criminaliser davantage les immigrants. Majoritairement des mexicains, ces « dreamers » avaient été qualifiés d’« animaux » par le candidat Trump en 2016.

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Andy

Passionné de NTIC, sportif et à ce que l'on dit, un bon vivant !