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Facebook : le bouton « j’aime » est dans le collimateur des autorités allemandes

Facebook attire peut-être des millions d’internautes chaque jour mais le service est loin de faire l’unanimité et c’est précisément ce que prouve cette nouvelle histoire. Le bouton « j’aime » du célèbre réseau social se trouve effectivement dans le collimateur de la justice allemande et un tribunal de Düsseldorf a même estimé qu’il était contraire à la législation sur la protection des données personnelles.

Comme la plupart de ses concurrents, Facebook propose aux blogueurs et aux éditeurs de contenu de nombreux plugins pour faciliter l’intégration du réseau social et de ses fonctionnalités sur leur(s) site(s).

Facebook Allemagne

Facebook n’a pas que des fans, loin de là.

Ils sont très pratiques, bien sûr, mais ils ne sont visiblement pas sans défauts pour autant et c’est précisément ce que l’on peut déduire de cette affaire.

Facebook a de nombreux détracteurs

Car en effet, le tribunal évoqué un peu plus haut reproche à ces fameux plugins d’être un peu trop curieux. Ils auraient effectivement tendance à collecter pas mal d’informations privées comme l’adresse IP de l’internaute.

Le problème, bien sûr, c’est qu’ils ne lui demandent pas son avis.

Pire, dans certains cas, ils procèdent même à cette collecte d’informations au chargement de la page, sans qu’il n’y ait la moindre interaction entre le visiteur et le site.

Attention cependant car tous les sites ne sont visiblement pas logées à la même enseigne et c’est surtout un cas qui a été évoqué par le tribunal de Düsseldorf, à savoir celui de la boutique de vêtements Peek & Cloppenburg.

Il ne précise malheureusement pas si le souci est lié à un plugin officiel ou plutôt à la manière dont la fonction a été intégrée sur les pages du site.

Quoi qu’il en soit, l’administrateur de la boutique risque gros car il pourrait être condamné à 250 000 € d’amende et à une peine de prison de six mois ferme.

C’est en tout cas ce que prévoit la loi et il n’est pas dit que la peine maximale soit appliquée.

Il faut d’ailleurs préciser que ce n’est pas la première fois que les autorités allemandes montrent les crocs. Plus tôt dans l’année, un tribunal avait effectivement épinglé le réseau social pour sa fonction de recherche d’amis. Alors bien sûr, l’Allemagne est un peu plus stricte que la France en matière de données privées, mais il sera peut-être préférable de vérifier votre thème ou votre plugin pour vous assurer qu’il reste bien la loi.

Mots-clés facebookweb

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Frédéric Pereira

Floodeur compulsif, est très actif sur Twitter ou encore sur Facebook. Sachez en outre que la Fredzone a une page sur Google+.