Facebook Live : un handicapé mental de 18 ans a été torturé en direct par quatre personnes

À Chicago, un handicapé mental de 18 ans a été enlevé par quatre personnes au début de la semaine. Elles l’ont enfermé pendant plusieurs heures dans une pièce sombre avant de le maltraiter. Après avoir été attaché sur une chaise, l’adolescent a été insulté et frappé à de multiples reprises. Les ravisseurs ont filmé toute la scène et ils l’ont diffusé en direct sur Facebook Live.

Selon les enquêteurs, le garçon aurait été pris en otage pendant une durée comprise entre 24 et 48 heures avant de subir une attaque qualifiée de raciste. Les insultes portaient en effet sur la couleur de peau de la victime.

Torture Facebook Live

Un adolescent handicapé mental a été enlevé et torturé par quatre ravisseurs.

Mortifié, un porte-parole de Facebook a tenu à rappeler que la glorification ou l’apologie de crimes était formellement interdite sur la plateforme.

La scène a été filmée en direct sur Facebook Live

Il a également indiqué que la vidéo avait été rapidement retirée, tout en précisant qu’il était extrêmement difficile de suivre en temps réel les milliers de vidéos lives partagées chaque jour sur la plateforme.

Après le partage de la séquence vidéo en direct sur Facebook, la police de Chicago a procédé à l’arrestation des agresseurs, deux hommes et deux femmes noirs.

Selon la firme américaine, la modération des lives diffusés par le biais Facebook Live est assez compliquée. Cette opération nécessite un grand nombre de modérateurs pour vérifier les contenus des vidéos et pour les signaler ou les effacer si elles font l’objet d’insultes, de diffamation ou de violence. Cependant, Facebook a constitué une équipe entièrement dédiée à la chose, une équipe travaillant sept jours sur sept.

Le porte-parole n’a cependant pas communiqué le nombre exact de ses modérateurs répartis dans chaque pays.

Ce n’est pas la première fois que le réseau social est exposé à de telles situations avec Facebook Live. En juin dernier, le terroriste Larossi Abballa s’était pris en live vidéo sur Facebook après avoir abattu un agent de police et sa femme dans les Yvelines. La vidéo a été directement signalée et supprimée du site.

Des contenus difficiles à modérer

Au mois de juillet, une jeune femme a diffusé en direct sur le réseau, une vidéo de son petit copain tué par un policier. La séquence a été retirée du site, mais elle a refait surface quelque temps après.

Facebook avait à l’époque tenu à clarifier sa position sur son site : « Si une personne filme un meurtre pour alerter ou bien identifier le tireur, nous l’autoriserons. En revanche, si quelqu’un partage la même vidéo pour se moquer de la victime ou faire l’apologie du meurtre, nous retirerons la vidéo ». Le contexte et l’intention sont donc pris en compte par les modérateurs.

L’entreprise a aussi ajouté qu’une modération s’applique exclusivement lorsqu’une vidéo contenant des scènes offensantes est signalée par un utilisateur de la plateforme.