Facebook ne ferait pas assez pour lutter contre le trafic d’êtres humains

Un responsable des migrations des Nations Unies a réclamé l’engagement de Facebook pour que le réseau social surveille mieux sa plateforme et sa filiale de messagerie, WhatsApp. Cette demande est relative au trafic d’êtres humains. Celui qui a fait la réclamation n’est autre que Leonard Doyle, Directeur des médias et de la communication de l’Organisation internationale pour les migrations.

Il a déclaré que Facebook et WhatsApp sont devenus les médias favoris des trafiquants au Moyen-Orient et en Afrique. Ces malfaiteurs se servent de ces services pour faire connaître leurs services et prendre des dispositions avec les migrants, les donnant ainsi du crédit.

La grande majorité de ces groupes abusent des migrants, prennent les voyageurs en otage et exigent des rançons de leurs familles.

Puisque Facebook participe déjà à la lutte contre les djihadistes, Doyle a déclaré qu’il serait tout à fait légitime qu’il en fasse de même pour les trafiquants d’êtres humains.

Une pression de plus pour Facebook

Facebook subit encore le contrecoup des révélations concernant le scandale lié à Cambridge Analytica et la récolte des données personnelles des utilisateurs du média social.

C’est un coup de plus que reçoit la plateforme avec cette déclaration de Leonard Doyle qui accuse le géant d’internet de fournir une plateforme à partir de laquelle les gangs de trafiquants d’êtres humains peuvent faire la publicité et gérer en toute impunité leurs activités malveillantes.

Doyle soutient que Facebook devrait traquer les contenus publiés par les trafiquants de la même manière qu’il bloque les communications liées à des groupes extrémistes violents tels que Daesh et Al-Qaïda.

Une participation essentielle à la lutte contre le trafic de la part de Facebook

Dans une discussion en ligne organisée par Refugees Deeply, Doyle a déclaré que Facebook et WhatsApp ont « turbocompressé » l’accès numérique des contrebandiers à des clients potentiels. Les experts ont noté que les trafiquants ont appris à exploiter habilement toutes sortes de plateformes de médias sociaux et d’applications de messagerie chiffrées, mais ont montré une préférence particulière pour Facebook et WhatsApp.

Ce n’est pas la première fois que Doyle demande à Facebook de prendre des mesures concrètes contre les trafiquants. En décembre 2017, il a déclaré : « Nous pensons qu’il est temps que les sociétés de médias sociaux aient une responsabilité adulte dans leurs plateformes qui jouent clairement un rôle très préjudiciable sur les jeunes populations vulnérables en Afrique de l’Ouest. »

Doyle a aussi dit que Facebook a largement ignoré ses demandes, le mettant en contact avec des responsables de bas niveau qui ne font rien pour aider.

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