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Facebook poursuivi par un de ses actionnaires

James Kacouris met en cause la responsabilité de Mark Zuckerberg et de son directeur financier David Wehner dans le krach boursier de la semaine dernière. Le plaignant accuse le PDG et son bras droit d’avoir induit les actionnaires en erreur par des déclarations trompeuses sur le ralentissement de la croissance des revenus publicitaires.

L’avocat de Kacouris se bat pour une requalification en recours collectif de la plainte.

L’actionnaire estime que Zuckerberg et Wehner ont commis des erreurs manifestes ayant conduit à la perte de 120 milliards de dollars de capitalisation boursière. Kacouris profite aussi de cet effondrement pour tenter d’affaiblir le pouvoir du jeune milliardaire dans la gestion de la firme.

D’autres ont déjà tenté un « coup d’État judiciaire » à l’encontre du PDG de Facebook par le passé. Zuckerberg a cette fois peu de marge de manœuvre.

Des querelles internes qui ne datent pas d’hier

Les médias se sont peu intéressés aux critiques des actionnaires de Facebook à l’encontre de son cofondateur. Les journalistes ont donné plus d’importance aux tollés que provoquaient les reventes de données personnelles sans le consentement des utilisateurs.

Les luttes de pouvoir ont donc passé presque inaperçues dans les médias mainstream. Même les médias les plus critiques à l’égard de Zuckerberg en ont à peine parlé.

Ces batailles de chefs ont pourtant commencé dès la naissance du réseau social en 2004. Déjà à l’époque, le geek entrepreneur prenait des décisions importantes sans demander conseil auprès des banquiers du groupe. Les investisseurs étaient néanmoins satisfaits des résultats probants, année après année. Malgré une introduction ratée en bourse en 2012, Zuckerberg a su très vite redresser la barre.

Mark Zuckerberg, un monarque absolu ?

Beaucoup ont également reproché la concentration des pouvoirs entre les mains du jeune milliardaire. Certains sont même passés des critiques à des tentatives de « putsch » interne sans jamais trouver d’appuis. Pour l’instant, Kacouris se bat seul contre un empire et il est peu vraisemblable que d’autres actionnaires le rejoignent.

Des recours collectifs auraient pour effet d’affaiblir davantage le groupe, dévaluant encore plus la valeur des actions en bourse. Le scénario le plus plausible serait que les pouvoirs de décision de Mark Zuckerberg soient réduits.

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Andy

Passionné de NTIC, sportif et à ce que l'on dit, un bon vivant !