Facebook sommé par la justice autrichienne de supprimer des publications haineuses

Facebook est de nouveau au cœur d’une procédure judiciaire pour cause de publications à caractère haineux. Cette fois-ci c’est en Autriche que le géant des réseaux sociaux est poursuivi en justice. La plainte a été déposée par le parti vert du pays en décembre 2016. Ce dernier a plusieurs fois demandé la suppression de messages haineux postés à l’encontre de sa présidente, Eva Glawischnig-Piesczek. Le parti accuse la firme d’avoir ignoré ses nombreuses requêtes.

Le 5 mai 2017, le tribunal du pays a finalement tranché en faveur des plaignants. Facebook est sommé d’effacer toutes les publications et commentaires qui s’attaquent à Eva Glawischnig-Piesczek de manière haineuse et déplacée. Cette dernière a notamment été traitée de « traîtresse pourrie » et de « vagabonde corrompue ».

Facebook Trolls

La cour d’appel a précisé que la suppression concerne aussi bien les messages publiés par les utilisateurs autrichiens qu’étrangers.

Les pays font la guerre aux messages haineux sur Facebook

Ce n’est pas la première fois que Facebook est confronté à des problèmes de justice pour cause de posts haineux. De nombreuses plaintes ont déjà été portées contre le réseau social à ce sujet. Cependant, le problème ne concerne pas seulement la plateforme sociale de Mark Zuckerberg. L’ampleur du problème est tel que nombre de pays prennent des mesures radicales pour lutter contre les publications qui incitent à la haine, au racisme ou au terrorisme.

L’Allemagne travaille actuellement sur un projet de loi très sévère à l’encontre des réseaux sociaux. La loi prévoit de faire payer jusqu’à cinquante-millions d’euros aux plateformes sociales qui n’effacent pas les propagandes haineuses en moins de vingt-quatre heures.

L’idée intéresse beaucoup le Royaume-Uni qui se dit prêt à adopter les mêmes mesures à l’encontre des réseaux sociaux qui sont trop indulgents envers les publications et messages illicites.

Facebook va engager des modérateurs supplémentaires

Facebook doit aujourd’hui faire face à de nombreuses accusations, selon lesquelles il serait « la plus grande plateforme mondiale de haine, et qu’il ne fait rien pour lutter contre cela ». Pour prouver le contraire, la firme avait annoncé il y a quelques jours qu’elle prévoit de recruter des modérateurs supplémentaires afin d’étoffer son équipe. Actuellement ladite équipe compte déjà plus de 4 500 modérateurs dans ses rangs.

C’est Mark Zuckerberg lui-même qui a annoncé la nouvelle sur son compte Facebook, ce mercredi 3 mai. Le fondateur du numéro un des réseaux sociaux avait précisé que lui et ses collaborateurs comptent recruter trois-mille modérateurs de plus, essentiellement pour lutter contre les vidéos violentes partagées en direct par les utilisateurs de la solution.

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