Facebook : une version payante en vue ?

Mark Zuckerberg est actuellement entendu par les sénateurs du Congrès américain au sujet de l’affaire Cambridge Analytica. Durant l’entretien, l’homme d’affaires a laissé entendre que son entreprise pourrait un jour lancer une version payante de Facebook.

Cambridge Analytica est une entreprise privée spécialisée dans tout ce qui touche à la communication stratégique. Elle a été créée en 2013 et elle s’est spécialisée dans tout ce qui touche à la politique américaine.

Politique Zuckerberg

Pour atteindre ses objectifs et fournir les meilleurs conseils possible à ses clients, la société fait appel à des outils d’exploration et d’analyse de données de son cru.

Facebook empêtré dans la plus grave crise de son histoire

À l’origine, Cambridge Analytica a été fondée dans le but d’influencer les élections de mi-mandat de 2014 et elle a été intégralement financée par Robert Mercer, un milliardaire connu pour ses idées tranchées.

Très conservateur, l’homme est un climatosceptique et il a publiquement soutenu Donald Trump tout en encourageant les Britanniques à adopter le référendum sur le Brexit.

Robert Mercer est également très lié à Stephen Bannon, un conservateur proche de l’extrême droite. Les deux hommes ont d’ailleurs œuvré de concert afin de favoriser l’émergence d’un candidat extérieur aux partis républicains et démocrates, un candidat hors du système.

Bannon s’est fait connaître par la suite en devenant directeur exécutif de la campagne présidentielle de Donald Trump et en devenant par la suite son conseiller stratégique… avant d’être licencié en août dernier.

Cambridge Analytica n’est donc pas une entreprise tout à fait comme les autres et elle est ainsi intimement liée à la vie politique américaine.

Facebook envisagerait-il de lancer une version payante ?

Mais si la société fait autant parler d’elle depuis le début de l’année, c’est avant tout parce qu’elle a utilisé un outil afin de récupérer les données privées de plusieurs dizaines de millions de comptes Facebook, des données qui auraient été utilisées ensuite pour influencer les dernières élections présidentielles américaines et la politique britannique.

Lorsque l’affaire a été rendue publique, les sénateurs du Congrès américain n’ont pas très bien réagi et ils ont donc exigé que Mark Zuckerberg en personne se présente devant eux afin de répondre à leurs questions.

L’audition du numéro 1 de Facebook a débuté hier et de nombreuses questions ont été posées. Orin Hatch, un sénateur républicain,lui  a donc demandé si Facebook sera toujours gratuit.

Mark Zuckerberg a alors répondu par l’affirmative, dans ces termes exacts : « Oui, il y a aura toujours une version gratuite de Facebook ».

CNBC a été extrêmement surpris par cette réponse. D’après nos confrères, la manière dont le CEO de Facebook a tourné les choses prouverait ainsi que l’entreprise américaine envisage sérieusement de lancer une version payante de son service dans un avenir plus ou moins proche.

En attendant, il semblerait que le passage de Mark Zuckerberg devant le Congrès américain ait eu des effets bénéfiques sur l’entreprise puisque la valeur de ses actions ont subitement bondi de 5 % pendant sa déposition.

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