Facebook va interdire les annonces qui encouragent les Américains à ne pas voter

L’année prochaine annonce de grands changements pour les États-Unis, avec les élections présidentielles qui se tiendront en novembre 2020. Les médias et plateformes sociales, Facebook et Twitter en tête, devront se préparer à être inondés d’annonces et de publicités malveillantes en rapport avec les prochaines campagnes électorales américaines.

Alors qu’un nouveau mouvement « ne pas voter » est déjà en train de se former sur les plateformes sociales, Facebook a décidé de prendre les choses en main dès maintenant.

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Crédits Pixabay

Le numéro un des réseaux sociaux va interdire les annonces et les pubs qui perturbent les élections en incitant les Américains à ne pas voter.

Sheryl Sandberg, la directrice des opérations de Facebook, a indiqué dans un billet de blog que cette nouvelle interdiction prendra effet dès cet automne, et aux États-Unis uniquement.

Mieux lutter contre les fausses informations

Facebook a commencé à instaurer des règles l’année dernière en bannissant les annonces et les publications qui véhiculent de fausses informations sur les élections, notamment les méthodes de vote, les dates et heures des élections ou encore les lieux de scrutin. Les tactiques d’intimidation sont également bannies du réseau social depuis 2018.

Neil Potts, directeur des politiques publiques de Facebook, a expliqué que les responsables de la plateforme ont décidé de surtout se « concentrer sur les publicités, car elles contiennent un élément ciblé. » « Nous reconnaissons cela comme une tactique politique, ce qui est beaucoup plus conforme à la répression des électeurs », a-t-il également ajouté.

Éviter que les problèmes de 2016 ne se reproduisent

Il y a quatre ans, Facebook avait été massivement utilisé pour saboter le bon déroulement des présidentielles américaines. Les agences de renseignement nationales avaient notamment dénoncé une vaste opération de cyber-influence en faveur du candidat Donald Trump qui aurait été menée par la Russie lorsque la campagne en 2016.

Le Kremlin avait bien évidemment nié ces allégations, mais le fait est que Facebook ne compte plus se laisser de nouveau utiliser comme instrument pour influencer les électeurs et faire gagner tel ou tel candidat. Reste à voir si ces nouvelles censures mises en place seront vraiment efficaces pour empêcher la propagation des annonces « ne pas voter ».

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