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Fact-checking : la collaboration entre Facebook et The Weekly Standard fait grincer des dents

Pour lutter contre les fausses nouvelles et la désinformation, Facebook a mis en place un programme de vérification des faits ou fact-checking sur sa plateforme. Pour ce faire, le réseau social s’est entouré de sites spécialisés dans la chasse aux fausses informations.

Si les intentions de Facebook sont bonnes, son choix de collaborateurs a été vivement critiqué.

À vrai dire, le problème vient surtout de l’identité d’un des médias avec qui Facebook collabore dans le cadre de son fact-checking. Il s’agit du Weekly Standard, un hebdomadaire conservateur américain qui ne fait pas l’unanimité auprès des autres partenaires de la firme.

Weekly Standard est devenu vérificateur agréé du numéro un des réseaux sociaux depuis l’année dernière.

En l’intégrant à son programme, Facebook espérait faire bonne figure auprès des conservateurs, mais il semblerait que ce soit l’inverse qui est en train de se produire.

Que reproche-t-on au Weekly Standard ?

En plus du Weekly Standard, le programme de fact-checking de Facebook inclut également d’autres médias comme Associated Press, Politifact, Snopes ou encore Factcheck.org.

Weekly Standard se démarque par son côté conservateur qui est censé apaiser les débats d’ordre politique concernant le choix de collaborateurs de Facebook. Le magazine ne fait cependant pas l’unanimité.

Media Matters for America, un groupe américain de surveillance progressiste, rappelle notamment le rôle majeur que Weekly Standard a joué dans la publication et la promotion de fake news sur Hillary Clinton, le programme Obamacare ainsi que d’autres évènements et campagnes politiques.

Fact-checking sur Facebook : comment ça marche ?

Le principe du fact-checking sur Facebook est assez simple : les internautes sont invités à signaler les photos, liens et vidéos dont la véracité parait suspecte. Les contenus signalés sont ensuite transférés vers un portail réservé aux médias chargés de vérifier leur authenticité. Lorsqu’une publication est désignée comme étant un « fake news, » elle est marquée par un petit drapeau pour avertir les internautes.

Pour rappel, le programme de fact-checking de Facebook est appliqué en France depuis le mois de février dernier. La plateforme sociale s’est associé avec Le Monde, l’AFP, BFM-TV, France Télévisions, France Médias Monde, L’ExpressLibération et 20 Minutes pour traquer les fausses nouvelles.