Fan de Tolkien, un épicier est poursuivi par les Américains

Samuel Coatrieux a ouvert une épicerie fine à Morlaix en fin d’année dernière. Fan absolu de Tolkien, l’homme a voulu faire un clin d’œil aux romans de l’auteur en appelant sa boutique « Le Comptoir de Bilbon ». Étrangement, les titulaires de la marque n’ont pas apprécié l’hommage. Ils ont en effet demandé à leurs avocats de faire pression sur l’épicier.

Samuel est fan de Tolkien depuis sa plus tendre enfance. Un fan absolu. Loin de se limiter aux livres et aux films, il a en effet très vite commencer à collectionner les produits dérivés décorés aux couleurs de ses héros.

Le Comptoir de Bilbon

Cet ancien géomètre de 40 ans a récemment décidé de quitter Bordeaux pour démarrer une nouvelle vie dans le commerce de proximité.

Ce fan de Tolkien a nommé son épicerie en l’honneur de Bilbon

L’homme a donc vendu tous ses biens et il a investi une grosse partie de ses économies dans une épicerie fine située dans le centre-ville de Morlaix, dans le Finistère. Il voulait que sa boutique lui ressemble, bien sûr, et il a donc décidé de l’appeler « Le Comptoir de Bilbon » en hommage au célèbre héros de Tolkien.

En février dernier, Samuel a reçu un courrier en provenance d’un cabinet d’avocat parisien, un cabinet défendant en France les intérêts de la société de production américaine The Saul Zaentz Company.

Il ne connaissait pas ce nom, mais il a très vite réalisé que cette entreprise était en réalité la détentrice de la marque « Bilbo ». Les avocats le mettaient en effet en demeure de changer de nom afin de ne pas porter préjudice à leur client et à leur marque.

La nouvelle lui a fait l’effet d’une véritable claque en travers de la figure. L’homme ne pensait effectivement pas causer de tort à la marque. Pour lui, il s’agissait en effet davantage d’une marque de respect et d’un vibrant hommage pour une oeuvre qui a bercé son enfance.

Les titulaires de la marque n’ont pas apprécié l’hommage

La sienne, mais également celle de bon nombre de trentenaires.

Totalement dépité, Samuel a donc pris rendez-vous avec un avocat pour lui demander conseil. Plusieurs courriers ont été échangés entre les deux cabinets, mais l’épicier a décidé de baisser les armes. Il a donc accepté de se conformer à la demande des avocats parisiens et il a changé le nom de son point de vente pour éviter les poursuites.

« Le Comptoir de Bilbon » est donc devenu « Le Comptoir de Samuel ». Toutefois, pour lui, cela ne change rien. Il restera en effet toujours « Bilbon » dans son cœur.