Faut-il acheter l’iPad Mini ?

L’iPad Mini est disponible depuis vendredi soir dans tous les Apple Stores et chez tous les revendeurs. D’après les premières estimations, il devrait même se vendre quelque chose comme 1,5 million d’unités durant le week-end. Certaines boutiques seraient même déjà en rupture de stock. Selon toute vraisemblance, la nouvelle tablette tactile pommée risque d’être un véritable succès. Comme à chaque fois lorsqu’il est question d’un produit de la firme. Et il est peut-être possible que vous vous laissiez tenter. Tout se résume donc à une simple question : faut-il acheter l’iPad Mini ? Une question à laquelle nous allons tenter de répondre dès à présent.

Avant de commencer, il faut préciser que la réponse à cette question ne tient pas en un « oui » ou en un « non ». Ce serait beaucoup trop simple autrement. En réalité, tout dépend de vous, tout dépend de votre philosophie, tout dépend de votre rapport aux nouvelles technologies et de votre budget. Et c’est précisément pour cette raison que ce dossier se structure autour de plusieurs parties, de plusieurs points de vue. Notez en outre que vous avez parfaitement le droit de ne pas être d’accord avec mon point de vue, et les commentaires servent justement à ça.

Faut-il acheter l'iPad Mini ?

Rappel des faits

Comme chacun le sait, l’iPad Mini officie sur le secteur des tablettes tactiles de 7 pouces. Après avoir pris la main sur celui des ardoises de 10 pouces, il était bien légitime qu’Apple cherche à en faire autant avec ce nouveau marché. Sur le papier, donc, l’iPad Mini est une tablette très compacte et qui se rapproche finalement plus de l’iPhone 5 que du dernier iPad. Très fin (7.2 millimètres d’épaisseur), particulièrement léger (308 grammes pour le modèle WiFi, 312 grammes pour le modèle WiFi + 3G), c’est donc un terminal qui s’adresse aux mobinautes les plus nomades et à tous ceux qui éprouvent le besoin d’avoir toujours un appareil de ce type dans leur sac.

Passons maintenant aux caractéristiques techniques de la bête. Voilà ce que propose l’iPad Mini :

  • Ecran IPS rétro-éclairé LED de 7.9 pouces.
  • Résolution de 1.024 x 768 pixels à 163 pixels par pouce.
  • Revêtement spécial pour résister aux traces de doigts.
  • Processeur double coeur A5.
  • 512 Mo de mémoire vive (source).
  • Entre 16 Go et 64 Go d’espace de stockage.
  • Pas de port pour carte microSD.
  • Capteur de 5 mégapixels, ouverture f/2.4.
  • Enregistrement de vidéos en 1080p, stabilisation, détection de visages.
  • Caméra frontale de 1.2 mégapixels.
  • Batterie de 4.440 mAh.
  • WiFi 802.11 a/b/g/n, Bluetooth 4.0, GPS.
  • Gyroscope à trois axes, accéléromètres, capteur de luminosité, boussole.
  • Prise mini-jack 3.5mm, microphone, haut-parleurs intégrés.
  • Connecteur Lighning.

Précisons en outre que l’iPad Mini se décline en plusieurs modèles. En premier lieu, vous avez le choix de la couleur et vous pouvez donc opter pour le Noir & Ardoise ou pour le Blanc & Argent. Exactement les mêmes coloris que pour l’iPhone 5, donc. On retrouve d’ailleurs le même revêtement. En second lieu, il y a également la question de l’espace de stockage. On peut donc opter pour une capacité de 16 Go, de 32 Go ou de 64 Go. Enfin, en troisième lieu, il y a la connectivité. Les plus sédentaires pourront se contenter du modèle proposant uniquement le WiFi tandis que les autres éprouveront peut-être le besoin d’acquérir celui intégrant, en plus, une connexion de type 3G. Le terme n’est d’ailleurs pas mieux choisi puisque ce modèle est également compatible avec les réseaux HSPA+ et LTE. Attention cependant car l’iPad Mini ne serait pas compatible avec les bandes alloués en France (source).

Voici donc les tarifs de chacun de ces modèles :

  • iPad Mini WiFi 16 Go : 339€.
  • iPad Mini WiFi 32 Go : 439€.
  • iPad Mini WiFi 64 Go : 544€.
  • iPad Mini WiFi + Cellular 16 Go : 469€.
  • iPad Mini WiFi + Cellular 32 Go : 569€.
  • iPad Mini WiFi + Cellular 64 Go : 674€.

Il reste à évoquer la question du port Lightning. Apple a effectivement profité du lancement de son iPhone 5 pour revoir sa copie et pour changer de port. Ce qui veut également dire que l’iPhone 5, l’iPad Mini et l’iPad 4 ne sont pas compatible avec les accessoires présents sur le marché depuis l’avènement du tout premier iPhone. En revanche, la firme propose, en option, un adaptateur spécial et qui est proposé à 29€. Notons d’ailleurs que cet adaptateur est très massif, très haut, et il ne conviendra donc pas à tous les docks.

L’iPad Mini pour le fanboy

Premier point de vue, celui du fanboy et donc celui du type qui collectionne les iDevices comme des petits pains et qui se repasse, en boucle, chaque Keynote organisée par la firme. Ce même fanboy pour qui Steve Jobs est le plus grand visionnaire de tous les temps, loin devant Copernic, Archimède ou même Socrate.

Le fanboy, donc, ne manquera pas de mouiller ses sous-vêtements en trainant ses guêtres sur le site d’Apple, et plus précisément sur la page consacrée à l’iPad Mini. Car s’il y a une chose qu’on ne peut pas enlever à la nouvelle tablette tactile pommée, c’est bien son design. Cette dernière est effectivement très belle à regarder, malgré un « form factor » des plus traditionnels. D’un certain sens, on peut même dire que l’iPad Mini est encore plus soigné que l’iPad avec sa belle coque unibody et ses boutons métalliques.

Mais tout n’est pas rose pour autant. Le principal défaut de l’iPad Mini, finalement, ce sont ses caractéristiques techniques. Qu’on ne s’y trompe pas, si le fanboy est parfois aveuglé par les produits pommés, il n’est pas idiot pour autant. Et je pense que nous serons tous d’accord pour dire que cet iPad Mini qui a été présenté par Apple n’est finalement rien de plus qu’un brouillon de ce que seront les prochaines versions de la tablette.

L’écran, pour commencer, n’est pas Retina. Ce qui veut également dire qu’il offre finalement une résolution très commune, peut-être même trop commune. Apple n’en restera bien évidemment pas là et il y a ainsi de fortes chances que la firme lance d’ici quelques mois un nouveau modèle profitant cette fois de la technologie Retina, et donc d’une résolution et d’une définition bien supérieure. De même d’ailleurs pour le processeur de l’ardoise qui profitera lui aussi très prochainement d’une mise à jour afin de basculer vers le quad core. Comme la grande soeur, donc.

Et tout le problème est là. Jusqu’à la disparition de Steve Jobs, Apple renouvelait ses produits chaque année. Lorsqu’on achetait un iPhone, un iPod Touch, un iPad ou même un ordinateur pommé, on était donc sûr qu’il tiendrait au moins une année complète avant d’être remplacé par une nouvelle version, par un nouveau modèle. Aujourd’hui, ce n’est plus tout-à-fait le cas et nous en avons eu l’exemple avec le nouvel iPad qui est arrivé très exactement sept mois après l’iPad 3. Sept mois, vous imaginez ? Et il y a pire encore puisque cette dernière n’apparaît même plus sur le catalogue de la firme !

Alors bien sûr, l’équation n’est pas aussi simple. Si Apple a décidé de lancer un nouvel iPad le mois dernier, c’est peut-être aussi pour accompagner son iPad Mini. Cela étant dit, le fanboy ne voit pas forcément les choses de la même manière. Non, ce qu’il voit, ce très cher ami, c’est que son nouveau jouet, son iPad Mini, pourrait bien ne pas faire long feu. Surtout avec cette fiche technique perfectible et surtout face à une concurrence toujours plus rude.

Que penser, ensuite, du port Lightning ? Un port qui rend caduque tous les accessoires pommés lancés ces dernières années ? Il faudra y passer, c’est vrai, et le fanboy n’aura de toute manière pas d’autre choix que de réinvestir dans ces différents gadgets qu’il utilise au quotidien. Cela étant, il faudra sans doute attendre encore quelques mois avant que les accessoiristes ne dévoilent leurs nouveaux produits, et donc avant que les accessoires Lightning ne soient aussi nombreux que leurs prédécesseurs sur le catalogue de l’Apple Store.

Quelques mois, et on en revient finalement au coeur du problème : cet iPad Mini qui alimente toutes les conversations n’est que le premier d’une longue série. Et finalement, c’est lorsque son successeur arrivera sur le marché que le catalogue d’accessoires compatibles avec le port Lightning sera suffisamment achalandé.

Le fanboy n’est pas toujours logique face à ses choix, il se laisse très souvent guider par son instinct, par ses émotions, par ses coups de coeur. Et nul doute que l’iPad Mini se vendra très bien auprès de cette communauté. Cela dit, si le fanboy s’arrêtait un instant et s’il prenait le temps de réfléchir posément à la question, alors je pense qu’il en arriverait à la même conclusion que moi : il vaut mieux attendre le prochain iPad Mini pour se lancer.

L’iPad Mini pour le connaisseur, ou pour l’enthousiaste

Second point de vue, celui du connaisseur et donc de l’enthousiaste. Soit, pour faire simple, le point de vue du Geek. A la différence du fanboy, le Geek ne s’arrête pas à une marque, à un produit, il se concentre avant tout sur ses envies et sur ses besoins. La nuance est importante car si le Geek désire acheter une tablette tactile, alors il ne manquera pas de passer plusieurs jours – parfois quelques semaines – à scruter à la loupe tous les modèles de tous les constructeurs, allant même parfois jusqu’à créer des tableaux Excel pour comparer les atouts et les faiblesses des produits qu’il a retenu.

Et oui, il y a plein de tableaux de ce genre dans mon Google Drive.

Bref, nous allons donc supposer que notre Geek souhaite acheter une tablette tactile compacte pour l’accompagner partout dans ses déplacements. Ce n’est évidemment pas le choix qui manque puisqu’il est possible de trouver sur le marché plusieurs ardoises de ce type. La liste suivante n’est sans doute pas exhaustive mais je me suis arrêté sur quatre modèles récents : l’iPad Mini, la Nexus 7, le Kindle Fire et le Kindle Fire HD.

Dans un premier temps, on peut donc comparer les caractéristiques techniques brutes de ces quatre produits.

Comparatif des tablettes tactiles 7 pouces – 03/11/2012
iPad Mini Nexus 7 Kindle Fire Kindle Fire HD
Ecran Ecran IPS de 7.9 pouces Ecran de 7 pouces Ecran de 7 pouces Ecran de 7 pouces
Définition 1.024×768 1.280×800 1.024×600 1.280×800
Résolution 163 ppp 216 ppp 169 ppp N/A
Processeur A5 dual-core Tegra 3 quad-core OMAP4430 dual-core OMAP4460 dual-core
Mémoire vive 512 Mo 1 Go 1 Go 1 Go
Stockage 16 Go min 16 Go min 8 Go 16 Go min
Port microSD Non Non Non Non
Capteur 1 5 MP f/2.4 N/A N/A N/A
Capteur 2 1.2 MP 1.2 MP N/A N/A
Connectique Lightning, jack 3.5mm micro USB, jack 3.5mm micro USB, jack 3.5mm micro USB, jack 3.5mm
Réseaux WiFi 802.11 a/b/g/n, Bluetooth 4.0, GPS, 3G, LTE, HSPA+ WiFi 802.11 a/b/g/n, Bluetooth, GPS, 3G, HSPA+ WiFi 802.11 a/b/g/n WiFi 802.11 a/b/g/n MIMO
Batterie 4.440 mAh 4.325 mAh N/A N/A
Matériaux Aluminium Plastique Plastique Plastique
Dimensions 200 x 134.7 x 7.2 mm 198 x 120 x 10 mm 189 x 120 x 11.5 mm 193 x 137 x 10.3 mm
Poids 308 grammes 340 grammes 400 grammes 395 grammes
Prix 339€ min 199€ min 159€ min 199€ min

Qu’est ce qu’on peut déduire de ce comparatif ?

Déjà, que les spécifications techniques de l’iPad Mini sont considérablement en retrait face à la Nexus 7. Des quatre ardoises de ce comparatif, c’est d’ailleurs cette dernière qui se retrouve en pôle position au niveau des performances brutes avec un Tegra 3 particulièrement redoutable, un écran offrant une meilleure définition et un prix équivalent à celui du Kindle Fire HD ou du Kindle Fire non subventionné. Rappelons effectivement que Amazon applique une politique tarifaire particulière avec un prix réduit pour tous les utilisateurs acceptant d’afficher de la publicité sur l’écran de verrouillage de leur ardoise.

En revanche, si on prend en compte le design et les matériaux utilisés dans la conception du terminal, c’est bien l’iPad Mini qui se dégage du lot avec sa magnifique robe unibody et son extrême finesse. Même chose aussi pour le poids et pour la batterie intégrée.

Voilà pour les caractéristiques techniques. Toutefois, ces dernières ne se suffisent pas à elles-mêmes et il est également important de prendre en compte la plateforme de la tablette. Tous les goûts sont dans la nature, évidemment, mais sur ce point on peut tout-de-même préciser que les deux ardoises d’Amazon ne tiennent pas la comparaison avec leurs concurrents. Si le spécialiste de l’e-commerce a opté pour Android, il impose néanmoins une surcouche particulièrement fermée et qui met exclusivement en avant ses propres services. Il a d’ailleurs fait très fort puisqu’il est parvenu à mettre au point un produit encore moins ouvert que iOS. La seule solution pour profiter de ses Kindle Fire sans limitation, c’est donc de passer par la case « rooting ». Pas très pratique.

Reste évidemment la question du prix. Alors même que l’iPad Mini offre des performances moindres, il se paye le luxe de coûter 140€ de plus que la Nexus 7. C’est d’ailleurs sans aucun doute ce critère qui donnera envie aux Geeks apatrides d’aller lorgner du côté de la concurrence et on ne peut pas vraiment leur en vouloir.

On en revient à notre problématique : un Geek sans marque, sans patrie, a t’il réellement intérêt à investir dans l’iPad Mini ? Tout dépend finalement de ses attentes, et de ses priorités. S’il recherche la puissance et si son budget est limité, il préfèrera sans doute se tourner vers la Nexus 7. En revanche, s’il a un PEL bien fourni et qu’il privilégie le design et l’esthétisme de son futur terminal, il y a de fortes chances que l’iPad Mini retienne son attention. A moins, bien sûr, qu’il ne préfère attendre la sortie du prochain modèle.

Note : J’aurais également pu parler de la Microsoft Surface, et plus précisément de la version RT, mais cette dernière intègre un écran de 10 pouces et son format n’est donc pas comparable à celui de l’iPad Mini.

L’iPad Mini pour l’utilisateur lambda, le néophyte, Mme Michu

Troisième et dernier point de vue, celui de l’utilisateur lambda et donc de cette bonne vieille Mme Michu. Mme Michu qui, bien qu’encore néophyte en matière de tablette tactile, aimeraient bien s’initier à la chose, quitte à se détourner de son ordinateur qui, de toute façon, ne fait jamais ce qu’elle lui demande de faire. Car en effet, les amis, ce qu’il faut savoir, c’est que les débutants se tourne de plus en plus vers nos chères ardoises numériques. Une tendance qui devrait s’affirmer encore un peu plus dans les années qui viennent.

Je pense que nous serons tous d’accord pour dire que l’utilisateur lambda – votre mère, votre père, vos grands-parents, l’oncle Teddy ou Mme Michu – se contrefiche éperdument des caractéristiques techniques d’un produit. La plupart du temps, il n’y comprend de toute façon pas grand chose et ce critère ne rentrera donc pas en ligne de compte lorsqu’il se retrouvera au rayon informatique de la grande surface du coin. Ce qu’il regarde, notre gentil noob, c’est tout d’abord l’aspect du produit. « Est-ce qu’il est beau ? », « Est-ce qu’il inspire confiance ? », « Est-ce qu’il me permettrait de briller en société ? », ce sont ces questions-là qui ont de l’importance à ses yeux.

Et ce public, à l’heure actuelle, est totalement acquis à la cause d’Apple.

Pourquoi ? Parce que la firme a placé le design au coeur de ses priorités, bien sûr, mais pas seulement. En réalité, Apple profite d’une image forte. Pour le commun des mortels, c’est Apple qui a inventé les smartphones tactiles, c’est encore Apple qui a imaginé les ardoises numériques et notre utilisateur lambda a donc confiance en cette firme. Si l’on ajoute à cela le matraquage marketing auquel elle s’adonne pour mettre en valeur chaque nouveau produit, on comprend pourquoi Mme Michu a bien du mal à regarder autre chose qu’un iPad lorsqu’elle souhaite acheter une tablette. Surtout avec toutes ces publicités incroyables qui passe à la télévision.

Mais est-ce qu’il a réellement intérêt à investir dans un iPad Mini ?

C’est évidemment très difficile de répondre à cette question. Pour un néophyte, l’ergonomie d’une plateforme est primordial. Incontournable, même. Et sur ce point, on pouvait difficilement faire plus simple qu’un iPhone, un iPod Touch ou un iPad. Du moins jusqu’à très récemment puisque tout a finalement changé avec l’arrivée de Ice Cream Sandwich. Une version jolie à regarder, agréable à utiliser et pouvant parfaitement convenir à un utilisateur pas très à l’aise avec les outils numériques.

Tout a changé, donc, et Android est même parfois plus facile à utiliser que iOS. On pensera notamment à tout ce qui touche au transfert de données, d’applications, de musique, de films. iTunes n’a pas que des défauts, mais il n’a pas non plus que des qualités. On verra d’ailleurs si la prochaine version parvient à renverser la tendance. Même chose pour la configuration, la restauration et pour la sauvegarde d’un terminal, d’ailleurs. Même si iCloud a apporté beaucoup d’améliorations sur ce point, Android reste bien plus complet et bien plus performant. Il suffit ainsi de s’identifier avec son compte Google au premier démarrage du terminal pour retrouver tout notre environnement de travail. Notre boite mail, nos calendriers, nos rappels, nos applications, nos jeux. Plus besoin de se creuser la tête, plus besoin de chercher comment configurer nos comptes.

Et que dire du prix ? Certes, ce n’est pas la crise pour tout le monde mais un néophyte a t’il vraiment intérêt à dépenser 339€ pour une tablette alors qu’il peut trouver plus puissant et moins cher à côté ? On est d’accord, ce n’est pas forcément la crise pour tout le monde, mais il est quand même légitime de se poser la question, non ?

En conclusion

Arrivé à ce stade de l’article, on pourrait presque croire que l’iPad Mini sera un échec. Que l’on soit fanboy, amateurs de nouvelles technologies ou même néophyte, la petite tablette tactile ne semble pas forcément bien armée pour s’imposer face à la concurrence. C’est vrai, mais seulement si on s’intéresse à sa fiche technique. Car pour le reste, et plus précisément pour son design, la donne est bien différente. Sur ce point, Apple a effectivement fait du très bon travail et son iPad Mini devrait donc séduire de nombreuses personnes. C’est d’ailleurs déjà le cas, on peut remarquer en allant faire un tour sur l’AppStore que les délais de livraison de la tablette augmentent progressivement. La rupture de stock n’est pas très loin et cela prouve donc l’engouement suscité par la petite ardoise.

Mais attention, car les temps changent. Si Apple a toujours profité d’une très bonne réputation sur le secteur de la mobilité – et aussi un peu sur celui des ordinateurs, portables ou pas -, la firme doit également faire face à une concurrence de plus en plus agressive. Une concurrence qui n’hésite d’ailleurs pas à sacrifier ses marges pour tenter d’imposer ses produits sur le marché. Amazon a été le premier à procéder de la sorte, mais il a été très vite rejoint par Google. Et si l’on ajoute à cela la forte progression de Samsung sur le secteur, les efforts déployés récemment par Sony et les outsiders comme Microsoft ou Nokia qui sortent de l’orée de la forêt et qui semblent bien décidé à en découdre, on comprend tout-de-suite que la Pomme Croquée va devoir déployer beaucoup d’efforts si elle souhaite conserver sa position.

Et pour les courageux, on finit avec une petite vidéo promotionnelle mise en ligne par Apple et vantant les mérites de son iPad Mini.