Film : Max Payne

S’il y a un jeu qui m’a marqué, à son époque, c’est bien Max Payne. Déjà, graphiquement, il était très abouti et les effets, nombreux, mettait en valeur un scénario tout bonnement dément. Et puis, il y avait aussi l’atmosphère générale du jeu, noire et glauque à souhait. Aussi, lorsque j’ai appris que le jeu allait être adapté au cinéma et qu’il sortirait le 22 octobre 2008, mon sang n’a fait qu’un tour…

Et pour cause, chers lecteurs. C’est sans honte que j’avoue que Max Payne est l’un des rares jeux qui est parvenu à me tenir en haleine jusqu’à la fin. D’ailleurs, cela vaut pour les deux opus, qui m’ont valu quelques nuits blanches. En même temps, lorsqu’on a tendance à être insomniaque, il faut bien meubler, hein…

Donc toujours est-il que le film ne nous surprendra pas. Tout va bien dans la vie de Max Payne, agent à la D.E.A, qui parvient à concilier sa carrière, ses lourdes responsabilités et sa vie de famille sans aucun problème particulier. En même temps, c’est un homme du 21ème siècle et il le vit plutôt bien. Jusqu’au jour où un tueur psychotique aux mœurs assez particulières va décider de tuer sa femme et sa gamine…

Notre Max (interprété au passage par le très bon Mark Wahlberg) va donc s’énerver un peu et, accusé de meurtre, il va se trouver poursuivi par… les forces de police. Evidemment, la pègre et une organisation mystérieuses ne tarderont pas à entrer dans la course histoire de fournir à notre flic déchu un peu plus de tripailles à flinguer et quelques défis à relever.

Que l’on ne s’y trompe pas, si le jeu Max Payne ne faisait pas dans la dentelle, il en ira de même pour le film. Et oui, car ce dernier est tout sauf un poète. Son truc, ce sont les flingues, les gros et il le prouvera sans doute. En même temps, s’il s’était mis à déclamer du Verlaine, quelque chose me dit que le public aurait eu de la Payne. Oui, je sais, je ne suis déjà plus là…