Et non, ils ne pouvaient pas se contenter de la série. Ils en voulaient encore plus et c’est pour cette raison qu’ils ont adapté Sex and the City au cinéma. Au programme, de l’émotion, des tromperies, un mariage, un deuxième mariage mieux réussi que le précédent et tout ça sur 2h25. Comme quoi, ils auraient vraiment mieux fait de s’abstenir, hein...



Bon, alors pour ceux qui ont la chance de ne pas connaître la série, Sex and the City raconte l’histoire de quatre amies new yorkaises qui s’interrogent fortement sur le sexe, l’amour et les sentiments. Oui, c’est tout un sujet. Donc forcément, comme on s’y attend, ces quatre filles sont toutes différentes et l’on retrouve fatalement la romantique, l’exubérante, la peste et la petite fille sage. Ces personnages évolueront tout au long des six saisons qui constituent la série et que vient boucler le film dont je vais vous parler ici.

Oui, alors si le thème abordé est assez sympathique, il faut bien préciser que six saisons, c’est long. Et en ce qui me concerne, je n’ai pas tenu jusqu’au bout, je me suis tout juste contenté des quatre ou cinq premiers épisodes de la première saison avant d’avoir des envies de meurtre violentes. Très violentes, même, ce qui fait que les nombreux psychiatres qui me suivent m’ont aussitôt intimé l’ordre de ne pas poursuivre l’expérience.

Comme je l’ai dit un peu avant, le film vient donc clôturer la série. On voit donc Carrie (le personnage principal pour ceux qui ne connaissent pas) s’acheter un gros appartement de bourgeois avec M. Big, un mec avec qui elle a déjà un lourd passif. Ensuite, on a droit à la demande en mariage, à une rupture et à un nouveau mariage, le tout sur 2h25 de film. Oui, je sais, c’est énorme mais ça l’est d’autant plus lorsqu’on s’emmerde, je peux vous l’assurer.

A côté de ça, les braves copines ne sont pas en reste. La petite fille sage nous gratifie d’un nouveau moutard et baigne dans le bonheur, l’exubérante ne pense qu’au pénis de son nouveau voisin et la peste nous dégage son copain infidèle avant de le récupérer à la fin du film. Faut dire ce qui est, j’ai rarement vu une production aussi mièvre et tristement conventionnelle. Tout semble être fait pour nous donner des idées de suicide et son seul point positif, c’est qu’il n’aura normalement aucune suite.

En tout cas, je l’espère de tout cœur...

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