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Fortnite sur Android, c’est 15 millions de téléchargements

Epic Games a publié dernièrement un (très) long communiqué revenant sur le phénomène encore naissant de Fortnite sur Android. Entre explications des enjeux de ce passage sous l’OS de Google et éclaircissements divers portant notamment sur les détails techniques du portage, l’éditeur a tout de même pris soin de lâcher quelques chiffres. On découvre ainsi que la bêta Android du célèbre Battle Royale a été téléchargée quelques 15 millions de fois sur ses 21 premiers jours de mise à disposition. Une performance notable pour un titre distribué en dehors du circuit habituel.

Epic précise en outre que si l’APK de Fortnite s’est vu téléchargé 15 millions de fois, pas moins de 23 millions de joueurs se sont en réalité inscrits à la bêta. 8 millions d’entre eux auront donc reporté à plus tard l’installation du jeu sur leur mobile.

Dans un billet publié sur son blog officiel, en fin de semaine dernière, Epic précise que l’édition Android de Fortnite a été téléchargée 15 millions de fois par la communauté… Le tout, bien sûr, sans passer par le Play Store.

La firme reste toutefois évasive lorsqu’il s’agit de détailler les données de fréquentation précises de son dernier portage en date. Rappelant que l’accès à Fortnite Android ne se fait, pour l’heure, que sur invitation, l’éditeur préfère indiquer que le taux de « joueurs invités qui jouent » est « similaire à celui de la bêta pour iOS« . Nous n’en saurons pas plus.

Fortnite sur Android : un casse-tête chinois sur le plan technique

Chiffres mis à part, la très grande diversité d’appareils fonctionnant sous Android n’a pas été simple à appréhender d’un point de vue technique, apprend-on également du communiqué d’Epic.

L’éditeur y détaille longuement les difficultés rencontrées pour adapter Fortnite à un maximum de terminaux, fonctionnant tantôt grâce à des puces Snapdragon (dans 71% des cas précise Epic), tantôt à l’aide de SoC provenant de chez HiSilicon, MediaTek ou Samsung (au travers des processeurs Exynos). Toutes ces puces n’utilisent pas les même processeurs graphiques, note Epic, qui ajoute que les terminaux pouvant prétendre à Fortnite ne sont – par ailleurs – pas tous propulsés par la même version d’Android.

Les réglages appliqués par certains constructeurs sur leurs produits, notamment sur le plan de la gestion de l’alimentation, ont également corsé l’affaire, au même titre que les surcouches que les marques se plaisent à déployer. Certaines modifiant assez sensiblement le code Android pur.

« Les appareils qui ont le même processeur peuvent également avoir des versions différentes des pilotes graphiques », précise l’éditeur. « Au final, deux appareils qui partagent la même configuration matérielle peuvent offrir des performances différentes et rencontrer des bugs différents« , conclue-t-il. Epic se réjouit toutefois du taux d’adoption d’Android 8.0 Oreo, plus important qu’anticipé.

Pour pallier à l’ensemble de ces soucis, ainsi qu’à la diversité de l’écosystème Android, la firme a finalement opté pour un système classique, mais efficace : celui du preset. L’Unreal Engine (qui anime Fortnite) dispose d’un « système de profilage hiérarchique » permettant d’adapter de manière dynamique le rendu graphique à l’appareil sur lequel le jeu est installé. Si sur ce point la roue est loin d’être réinventée, l’idée reste d’exploiter au mieux les performances du mobile, quitte à proposer certaines optimisations au cas par cas (et surtout au gré des partenariats).

Le Samsung Galaxy Note 9 (du moins les modèles fonctionnant grâce à un GPU Adreno) et le Google Pixel 2 XL font ainsi partie des heureux élus.

Nathan

Breton (presque) pure souche, Nathan est un nerd mordu d'Histoire avec un grand H et de Rock avec un grand R. Selon lui, en matière de musique, plus c'est vieux... mieux c'est.