Un FRB a encore été détecté, toujours d’origine extraterrestre

Les FRB passionnent les astronomes et les astrophysiciens depuis plusieurs années maintenant, et un signal de ce genre a précisément été détecté en février 2015. Tout comme les autres, il est d’origine extraterrestre, mais il ne correspond à rien de ce que nous connaissons. Plusieurs chercheurs lui ont donc consacré une étude complète. Elle vient d’être publiée.

D. R. Lorimer a été le premier chercheur à détecter les FRB. En étudiant un relevé astronomique en provenance du Petit Nuage de Magellan, le chercheur a en effet découvert un sursaut radio de forte intensité.

FRB

Intrigué, il a mené une enquête poussée afin de déterminer si ce sursaut radio était unique en son genre. Malgré ses nombreux efforts, il n’a pas réussi à en trouver d’autres.

Les FRB, une véritable énigme scientifique

Plusieurs sursauts similaires ont été détectés trois ans plus tard par d’autres astronomes. Toutefois, l’enthousiasme des chercheurs est très vite retombé. Ils ont en effet réalisé que ces signaux provenaient tous du même endroit, et plus précisément de leurs équipements électroniques.

La communauté scientifique a commencé à se désintéresser des FRB, mais de nouveaux signaux ont été découverts en 2012 par une équipe travaillant sur l’Observatoire d’Arecibo.

Jusqu’à présent, personne n’a réussi à déterminer l’origine ou la nature de ces sursauts radio rapides. Certains chercheurs pensent qu’ils sont émis par des pulsars, d’autres par une civilisation extraterrestre. Le mystère reste donc entier, mais ces signaux n’en restent pas moins fascinants.

Fascinants, car malgré leur durée extrêmement courte (5 ms), ils sont capables de générer une énergie équivalente à celle de cinq cents millions d’étoiles similaires à notre Soleil. Personne ne comprend d’ailleurs comment ils parviennent à générer autant d’énergie dans un laps de temps aussi court. La seule certitude des scientifiques, c’est qu’ils ne proviennent ni de la Terre ni même de nos installations.

Les FRB n’ont pas encore révélé tous leurs secrets

Pour l’heure, les astronomes ont trouvé et identifié vingt-deux sursauts radio rapides. FRB 150215 est l’un d’entre eux et il a été découvert par le radiotélescope australien Parkes en février 2015.

Ce signal est un cas un peu à part, car il a été observé simultanément par plusieurs télescopes à travers le monde. Emily Petroff, une chercheuse de l’Institut néerlandais pour la radio astronomie, a en effet utilisé onze télescopes différents afin de tenter de percer les secrets de ce signal.

En croisant les données capturées par ces instruments, elle a alors fait une découverte surprenante : aucune émission transitoire ou variable n’a été associée à l’éclatement et donc au signal. Mieux, aucune impulsion répétée n’a non plus été observée durant les 17,25 heures qu’a duré l’observation de ce sursaut radio rapide. Les instruments utilisés par l’astronome n’ont donc détecté aucune trace de lumière ni même l’ombre d’un signal derrière lui.

Si ce résultat étonne autant, c’est parce que ce FRB est censé avoir traversé une région très dense de la Voie lactée. Les interférences auraient donc dû être nombreuses, mais ce n’est pas le cas.

Emily Petroff et ses collègues ont donc poursuivi leur enquête et ils ont fini par découvrir de nouvelles fenêtres de longueur d’onde. Ils pensent donc qu’il nous reste encore beaucoup de choses à apprendre à leur sujet.

L’étude complète a été publiée chez Arxiv.