Clicky

FRB : trois nouveaux signaux extraterrestres ont été détectés

Les FRB sont souvent difficiles à repérer, mais nos instruments ont découvert pas moins de trois nouveaux sursauts la semaine dernière, des sursauts extrêmement clairs et brillants. Peter Williams, un chercheur travaillant pour le centre Harvard-Smithsonian, a qualité la découverte d’inhabituelle.

Les FRB ne sont pas nouveaux et le tout premier signal a ainsi été détecté par Duncan R. Lorimer en 2007.

FRB extraterrestre

En analysant les relevés effectués par les instruments de l’observatoire de Parkes en Australie, l’astronome a en effet trouvé un signal unique en son genre en provenance du Petit Nuage de Magellan.

Les FRB, des sursauts encore très mystérieux

L’homme a tenté à plusieurs reprises de déterminer l’origine et la cause de ce signal, sans succès. Beaucoup ont alors pensé que ce fameux signal avait été causé par un simple bogue.

Cinq ans plus tard, des astronomes travaillant pour l’Observatoire d’Arecibo ont cependant repéré un nouveau signal du même genre, un signal détecté également par un autre radiotélescope situé à plusieurs milliers de kilomètres de leur position.

Par la suite, les chercheurs ont repéré de nombreux signaux du même genre. Les FRB, ou sursauts radio rapides, étaient né.

Pour l’heure, personne ne sait ce qui cause ces signaux. Si certains astronomes n’ont pas manqué d’évoquer la piste extraterrestre, la plupart des chercheurs pensent que les FRB sont causés par des étoiles à neutron.

Lorsqu’une étoile a consommé tout son combustible, elle s’effondre sur elle même en provoquant une puissante explosion, une explosion donnant généralement naissance à des supernovas. D’après la théorie développée par certains astronomes, ces immenses explosions seraient la cause des sursauts radio repérés par nos instruments.

Des signaux causés par des étoiles à neutron ?

En fin d’année dernière, des chercheurs ont repéré une succession de plusieurs sursauts en provenance du même endroit, et plus précisément d’une formation d’étoiles située dans une galaxie se trouvant à un peu plus de trois milliards d’années-lumière de nos propres systèmes.

Or justement, d’après les relevés effectués par nos instruments, cette région abriterait plusieurs étoiles à neutron et cette observation confirmerait donc la thèse développée par les chercheurs. Pour enfoncer le clou, les signaux détectés à l’époque étaient tous polarisés et ils avaient donc tous traversé de puissants champs magnétiques. Des champs potentiellement causés par l’explosion de ces fameuses étoiles.

Cette fois, la situation est un peu différente. Trois FRB différents ont en effet été détectés en l’espace de seulement quelques jours.

Le premier a été découvert par le Breakthrought Listen et donc par l’initiative lancée par Yuri Milner et ses associés. Le second et le troisième ont été pour leur part identifiés par une équipe de chercheurs travaillant pour l’Université de Technologie de Swinburne à Melbourne.

Trois FRB détectés en quelques jours

Ces deux derniers signaux ont été détectés le 9 et le 11 mars dernier, soit à deux jours d’intervalle. C’est extrêmement peu, mais ce n’est pas le plus intéressant, car le second sursaut était en outre 4,5 fois plus lumineux que le plus lumineux des signaux détectés à ce jour.

Peter Williams, un chercheur travaillant pour le Harvard-Smithsonian, a été particulièrement surpris par cette découverte. À l’heure actuelle, le seul signal récurrent repéré est celui évoqué un peu plus haut.

Toutefois, certains astronomes pensent que tous les FRB se répètent et que certains signaux sont tout simplement trop faibles pour être repérés par nos instruments, ce que semblent prouver ces trois nouveaux sursauts.

Maura McLaughlin, une astronome de la West Virginia University, pense pour sa part que le signal très lumineux du 9 mars devrait nous aider à mieux détecter ces signaux. Il sera en effet plus facile à étudier en raison de son éclat et de sa puissance.

Fred

Floodeur compulsif, est très actif sur Twitter ou encore sur Facebook. Sachez en outre que la Fredzone a une page sur Google+.