Game of Thrones a maintenant son modèle climatique

Tous ceux qui ont regardé la série télévisée à succès Game of Thrones le savent, « l’hiver arrive ». Certains fans ont même leurs propres théories sur les causes des étranges saisons prolongées dans ce monde de dragons, de rois, de reines et de magie.

Mais les scientifiques des universités de Bristol, Cardiff et Southampton sont allés plus loin en créant un modèle climatique réaliste pour simuler et explorer le monde de Game of Thrones.

Spoiler Game of Thrones saison 7

Une explication scientifique des climats dans la série

Les résultats montrent que le Mur, où la terre de Westeros est gardée des marcheurs blancs, a un climat en hiver semblable à celui de la Laponie, tandis que Castel Rock, la forteresse des intrigants Lannisters, a un climat semblable à celui de Houston, Texas, et de Changsha en Chine.

Les vitesses et les directions du vent prédites par le modèle climatique expliquent par ailleurs des phénomènes comme la domination des mers par la Flotte de Fer, les plans d’attaque probables des hordes de dragons envahissantes d’Essos et les routes commerciales entre Westeros et les villes libres à travers la Mer Étroite. Les températures prévues par le modèle climatique indiquent même les zones d’hibernation probables des marcheurs blancs durant l’été.

Les résultats complets sont publiés dans un article de journal fictif, écrit par Samwell Tarly, qui étudie pour devenir « Mestre », dans la citadelle d’Oldtown à Westeros. Tarley déclare que les saisons prolongées peuvent être expliquées par un « chamboulement » de l’inclinaison de l’axe de rotation de la planète pendant son orbite autour du soleil, de telle sorte que le même hémisphère est toujours incliné vers le soleil.

Un modèle climatique plus sérieux qu’il n’y paraît

Si ce travail est évidemment destiné à être amusant, il a un côté sérieux selon le professeur Carrie Lear de l’Université de Cardiff. « Les modèles climatiques simulent des processus physiques réels qui fonctionnent à la fois dans les climats chauds et froids », a-t-elle déclaré.

« Les scientifiques qui travaillent sur le projet SWEET utilisent des techniques innovantes pour reproduire le climat des États super-chauds du passé de la Terre et utilisent ces informations pour tester des modèles climatiques de pointe dans des conditions de fortes concentrations atmosphériques en dioxyde de carbone, semblables à celles attendues d’ici la fin de ce siècle. », explique le Pr Lear.